Revue de presse internationale

À la Une: les JO s'ouvrent à Tokyo, alors que la course contre le Covid continue

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L'ombre du Covid-19 plane sur les JO de Tokyo.
L'ombre du Covid-19 plane sur les JO de Tokyo. © AP/Kiichiro Sato

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Même si « les nerfs sont à vifs et que les critiques sont vives, les JO vont de l’avant », titre le Washington Post qui souligne qu’à deux jours de la cérémonie d’ouverture, le coup d’envoi sportif a été donné avec les premières compétitions de softball, et ce, malgré « une nouvelle augmentation des contaminations à Tokyo ». « Près de 80 personnes ont été déclarées positives », parmi les participants aux JO « dont au moins 8 sportifs », rapporte de son côté l'Asahi Shimbun, le quotidien japonais, qui réclamait hier encore l’annulation des Jeux. « Les contaminations déclarent ouverts les Jeux du Covid », ironise cruellement en titre de son côté The Age, le quotidien australien qui estime que la « détermination du CIO et du Premier ministre japonais Suga à organiser ces jeux en pleine pandémie est difficile à concilier avec la réponse australienne à la pandémie ».

L’Australie doublement verrouillée et sous confinement « avec un taux d’infection de 0,12 % alors qu’à Tokyo », précise le quotidien « le taux est de 18 % ». Malgré le scepticisme général, explique le Washington Post « ce sont les forces financières, juridiques et politiques qui continuent de faire avancer inexorablement les Jeux ». Une annulation aurait coûté des « milliards de dollars et des années de batailles juridiques », souligne encore le Post, alors que de son côté le Wall Street Journal estime que le manque à gagner pour le Japon se chiffre déjà « à 20 milliards de dollars », à cause de la pandémie.

L’État israélien mis en cause dans le scandale d’espionnage Pegasus

« Les responsables de la sécurité des États-Unis et de l’Union européenne suspectent des liens entre la NSO, la société israélienne qui a développé le logiciel Pegasus, et les services de renseignements israéliens », titre le Washington Post qui explique que selon ces mêmes responsables « il serait fou de penser que NSO n’a pas partagé des informations sensibles de sécurité nationale avec le gouvernement israélien », d’autant plus, ajoute le quotidien américain, que « la société a été fondée par d’anciens officiers des services de renseignements israéliens ».

Pour le Haaretz, c’est d’ailleurs une quasi-certitude, « là où Netanyahu est allé, la NSO a suivi », titre le journal israélien qui explique les États mis en cause « l’Arabie saoudite, le Rwanda, le Maroc, l’Inde et le Mexique » (entre autres), reflètent précisément la liste des pays avec lesquels « Israël a amélioré ses relations diplomatiques ces dernières années -sous le mandat de l’ancien Premier ministre Benyamin Netanyahu ». Israël est ainsi devenu « le patron de la cyber industrie et a favorisé la vente de logiciels espions dans le monde entier », affirme encore le Haaretz.

Climat : la Chine sous les eaux alors que l’Ouest américain et la Sibérie brûlent

Alors qu’une partie du monde est sous les eaux, une autre partie de la planète brûle, rapporte la presse internationale, avec en Une des photos saisissantes des effets de ce dérèglement climatique. Paysages inondés en Chine, le feu ravageant la Californie, « des milliers d’habitants ont été appelés à évacuer », en Colombie-Britannique dans l’ouest du Canada, souligne le New York Times alors que le Wall Street Journal rapporte comment les pompiers ont dû « quitter les lignes de front dans leur combat contre l’un des plus importants incendies en Oregon ».

L’incendie de Bootleg qui s’étend déjà sur « plus de 1 000 km2 », précise de son côté le Times qui explique qu’il est devenu « si puissant qu’il produit des nuages de feu, des colonnes de fumée et de cendres qui peuvent se transformer en tornade de feu ». Images similaires loin de là dans le nord-est de la Sibérie, où la taïga est en feu, rapporte le Guardian, « 1,5 million d’hectares sont déjà partis en fumée et les habitants suffoquent sous le smog, une brume âcre qui brûlent les poumons », explique le correspondant russe du quotidien britannique.

Aussi rapide qu’un avion, le train Maglev chinois lévite à 600 km

C’est la star à la Une des quotidiens chinois aujourd’hui, le Maglev « le véhicule terrestre le plus rapide du monde », titre fièrement le Global Times, un super TGV qui lévite littéralement à la vitesse de 600 km/h grâce à une technologie de « sustentation électro-magnétique ». Une révolution dans les transports de la vaste Chine qui permettra par exemple de « relier Shanghai à Pékin en seulement 2h30 », explique le quotidien chinois, « alors qu’il faut 3h en avion et 5h30 en train à grande vitesse classique ».

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