À la Une: la Californie reste dans le giron démocrate, au grand soulagement de la Maison Blanche

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Le gouverneur de Californie Gavin Newson va rester à son poste.
Le gouverneur de Californie Gavin Newson va rester à son poste. © AP/Damian Dovarganes
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« Ouf » de soulagement pour le président Biden qui s’était « personnellement engagé dans la campagne de Gavin Newson », souligne le Washington Post, le gouverneur de Californie restera bel et bien à son poste après « avoir facilement vaincu la tentative de révocation », commente de son côté le Guardian qui note que « les électeurs ont rejeté massivement le choix de le remplacer par un républicain trumpiste ». « C’est une victoire pour le gouverneur, mais également pour l’ensemble du camp démocrate », explique également le New York Times qui estime que cette élection de « révocation », a déjà « donné naissance à une autre campagne : celle de la révocation de la révocation ».

En clair, la Californie pourrait repenser sa tradition de « démocratie directe ». « Le processus de révocation est un outil démocratique qui a déraillé », estiment les détracteurs de « cette élection spéciale », souligne le quotidien qui met en avant « qu’alors que les forêts californiennes sont en feu, et que les hôpitaux débordent de malades du Covid-19 », « Le gouverneur de l’État a sans doute mieux à faire que de mener une campagne électorale », qui coûte, qui plus est « des centaines de millions de dollars ». « Une majorité de Californiens serait favorable à une réforme », note également le Guardian, alors que le New York Times met en garde « contre la forte opposition des républicains qui voient dans cette loi centenaire l’un des derniers moyens d’influence - dans un État dirigé par les démocrates ».

Nouvelles révélations sur la fin chaotique du mandat de Trump

Le livre Péril des journalistes du Washington Post Woodward et Costa ne sortira que la semaine prochaine, mais les meilleures pages font déjà la Une d’une grande partie de la presse. Un livre qui révèle « que le militaire le plus haut gradé des États-Unis, le général Milley craignait que Trump ne déclenche une guerre nucléaire contre la Chine », rapporte l’ensemble de la presse américaine. Très inquiet du « grave déclin mental », du président Trump après sa défaite électorale le général américain aurait ainsi pris des mesures préventives, et « appelé secrètement par deux fois son homologue chinois le général Li pour tenter de le rassurer sur les intentions américaines », rapporte le New York Times.

Le général Milley aurait également « convoqué des officiers supérieurs pour revoir les procédures de lancement des armes nucléaires », note de son côté le Guardian. Autant de révélations démenties dès hier par Donald Trump qui parle de « trahison », souligne le Washington Post, alors que le sénateur républicain de Floride Marco Rubio « demande au président Biden de démettre le général Milley », qui est toujours en poste à la tête de l’état-major des armées.

La disparition inquiétante de deux hauts responsables talibans

C’est le Guardian qui s’en inquiète, qui note qu’un mois après l’arrivée au pouvoir des talibans « leur chef le mollah Akhundzada ainsi que le mollah Baradar », n’ont toujours pas été vus en public. Une disparition qui soulève de «nombreuses interrogations à Kaboul », expliquent ainsi les correspondants du quotidien britannique. « Certains Afghans se demandent même si le chef suprême des talibans et le nouveau vice-Premier ministre sont encore en vie ».

Les rumeurs vont bon train dans capitale afghane « sur le (possible) l’assassinat du mollah Baradar au cours des discussions sur la répartition des ministères afghans ». Rumeurs démenties par les porte-parole du nouveau régime, mais de manière maladroite, souligne encore le Guardian, en publiant de vieilles photos de Baradar, et d’un simple message audio, toujours pas de vidéo, ce qui « renforce encore le mystère de leur disparition publique ».

Disparu il y a 4 000 ans, le mammouth laineux pourrait bien revenir

C’est le pari fou de l’entreprise américaine Colossal et d’un biologiste de Harvard, qui après avoir mis au jour des restes de mammouths laineux en Sibérie, entend désormais les « ressusciter génétiquement », rapporte le New York Times, « en modifiant de l’ADN d’éléphants avec des gènes de mammouths », ils espèrent ainsi « créer une espèce hybride » de mammouths laineux, avec l’idée de les réintroduire ensuite en Sibérie.

Et voilà qui laisse les chercheurs perplexes « qui doutent de la réussite d’une telle entreprise », note la presse tout en se demandant en cas de succès « qui pourrait bien décider de relâcher ou pas ces éléphants modifiés en mammouths dans la nature ».

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