Biodiversité/ Beau livre

Natura maxima : Equateur, Terre de biodiversité

"Natura maxima. Equateur, Terre de biodiversité"
"Natura maxima. Equateur, Terre de biodiversité" naturexpose.com / Olivier Dangles et François Nowicki
Texte par : Dominique Raizon
6 mn

Des sommets andins à la forêt amazonienne et jusqu’aux îles Galapagos, l’Equateur abrite une faune et une flore uniques au monde. Dans un ouvrage édité par l’Institut de recherche pour le développement intitulé Natura maxima, Equateur, terre de biodiversité, les deux biologistes Olivier Dangles et François Nowicki ont recensé 200 photos et plus e 620 publications scientifiques synthétisées.

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Reptiles, oiseaux multicolores, abeilles solitaires, tortues, papillons, centaine d’espèces de plantes sur un seul tronc moussu … : l'Equateur, dont la surface ne dépasse pas la moitié de celle de la France, abrite la plus grande biodiversité de faune et flore jamais observée sur le globe, due à la très grande variété des paysages andins.

Il y a plusieurs millions d’années, en effet, le soulèvement des Andes a contribué à créer des écosystèmes aux caractéristiques très différentes selon leur altitude et latitude, générant une grande diversité de sols et de microcimats favorables à l’émergence d’une extraordinaire hétérogénéité écologique : « Formant une barrière difficilement franchissable, les Andes fragmentèrent les faunes et flores ancestrales qui, dès lors, ont évolué différemment selon leur 'nouvel' environnement ».

« Les échanges dans la nature se font pour la vie »

Cliquez sur l'image pour avoir un aperçu des photos exceptionnelles contenues dans l'ouvrage "Natura Maxima"

Natura maxima n'est pas seulement un magnifique répertoire de photographies. L’ouvrage commis par les deux scientifiques explique le sens même de « biodiversité », rappelant que « les échanges dans la nature se font pour la vie » ; chaque être vivant ne vivant pas isolément, « les multiples interactions entre les organismes contribuent à leur survie au sein d’un écosystème et à maintenir un équilibre au sein de celui-ci.», à l’instar du lézard de lave qui se perche sur la tête des iguanes au repos, profitant ainsi du poste d’observation pour attraper quelque mouche ou autre insecte !

« Une espèce sur dix de la flore endémique est actuellement en péril »

L’ouvrage s’est donné pour objectif de faire découvrir les merveilles d’une nature fragilisée. Actuellement, « une espèce sur dix de la flore endémique est actuellement en péril », s'alarment les chercheurs. L'Equateur est menacé par des déforestations massives et par une montée en altitude de l’agriculture : à titre d’exemple, si actuellement ce sont quelque douze familles de plantes (29 genres et 72 espèces) que visitent les colibris … que les terres se dégarnissent et inéluctablement elles se dépeupleront car faune et flore, rappellent les chercheurs, entretiennent des interactions parfois « négatives » parfois « positives » et le tout s’équilibre.

En intitulant l’ouvrage Natura maxima, Equateur, Terre de biodiversité, Olivier Dangles et François Nowicki ‘zoom’ sur un coin de la planète où l’écosystème est aussi riche à préserver qu’il est fragile et en danger … jusqu’à quelle échéance pourra-t-on y rencontrer la grenouille cornue, véritable sentinelle de la planète, qui figure parmi les espèces les plus sensibles aux changements climatiques?

Le vivant, c'est la plus grande entreprise planétaire qui produit de la matière et des inventions dont nous faisons partie

Robert Barbault, du MNHN : biodiversité, l'histoire du vivant

Orchidée araignée (Brassia sp.). Réserve de Maquipucuna.
Orchidée araignée (Brassia sp.). Réserve de Maquipucuna. naturexpose.com / Olivier Dangles et François Nowicki

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