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VIH/Sida

Fin de la conférence sida qui s'est tenue du 19 au 23 juillet 2010 à Vienne

L'objectif fixé de l’accès universel aux traitements d’ici la fin de l’année ne fera pas partie des conclusions de la conférence qui vient de se terminer à Vienne.
L'objectif fixé de l’accès universel aux traitements d’ici la fin de l’année ne fera pas partie des conclusions de la conférence qui vient de se terminer à Vienne. AFP / Samuel Kubani
Texte par : Michèle Diaz
4 mn

La Conférence internationale sur le sida, qui s'est tenue du 19 au 23 juillet 2010 à Vienne en Autriche dresse un bilan mitigé pour cette 18e édition, malgré la présentation de résultats scientifiques encourageants. Le manque de financements et surtout l’impossibilité de certains pays à contenir l’épidémie de sida inquiète les organisations internationales.

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Le sida continue de tuer quelque 2 millions de personnes sur les 35 millions qui vivent avec le VIH à travers le monde. L'objectif fixé de l’accès universel aux traitements d’ici la fin de l’année ne fera pas partie des conclusions de la conférence qui vient de se terminer à Vienne. « Reste à se mobiliser pour continuer le combat », a précisé l’un des deux prix Nobel de médecine 2008, Françoise Barré-Sinoussi.

Tout au long de cette semaine, il aura été question de nouvelles approches en termes de prévention. Un des messages essentiels de cette réunion est de favoriser le dépistage afin de réduire les risques et donc traiter plus tôt les personnes contaminées.

Aborder l’épidémie différemment ...

Pour autant, la mobilisation autour du financement n’a pas été à la hauteur des espérances et l’on peut craindre que la maladie prenne de l’ampleur malgré les bons chiffres annoncés avant la conférence.

« Il faut aborder l’épidémie différemment afin de réduire les coûts, les traitements doivent être plus simples»,  insistent les scientifiques. Parallèlement, la recherche avance, certes, mais pas aussi vite que certains l’espéraient!

Décideurs politiques et société civile doivent travailler ensemble ...

Toutefois, la présentation de résultats encourageants comme ceux sur un gel microbicide durant ce congrès a rendu un optimisme qui commençait à manquer. D’autres études, sur les comportements cette fois, ont participé à cet enthousiasme notamment sur les foyers favorisant la contamination comme les prisons.

Ce sont autant de problèmes soulevés qu’il va falloir prendre en compte dans la lutte contre le sida et de messages à adresser non seulement aux décideurs politiques mais également à la société civile pour une meilleure compréhension du développement de la maladie.

Et en Afrique...

Certains pays d’Afrique, le Botswana, la Côte d’Ivoire, l’Ethiopie, le Kenya, le Malawi, la Namibie ou encore le Zimbabwe, ont déjà atteint ou sont en passe d’atteindre une réduction de 25 % de la prévalence du VIH parmi les jeunes, mais beaucoup d’autres Etats ne réussiront pas ce pari comme le Burundi, le Lesotho, le Rwanda, le Swaziland, les Bahamas et Haïti.

Sur le continent de nouveaux foyers de contamination ont été décelé comme un terrain fertile pour une transmission du VIH. Relations sexuelles, injections de drogue, tatouages favorisés par la surpopulation carcérale et un manque d‘accès au traitement contribuent à ce phénomène largement exposé durant cette semaine à Vienne.

Pour en savoir plus :

Consulter le site de l'Organisation mondiale de la santé

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