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OGM

Les ministres de l’UE refusent de laisser aux Etats le libre arbitre sur la culture des OGM

Pour la ministre belge de l'Agriculture, Sabine Laruelle, dont le  pays préside l'UE, "une  grande majorité de pays ont beaucoup de questions sur la pertinence  de donner plus de compétences aux Etats" en matière d'OGM.
Pour la ministre belge de l'Agriculture, Sabine Laruelle, dont le pays préside l'UE, "une grande majorité de pays ont beaucoup de questions sur la pertinence de donner plus de compétences aux Etats" en matière d'OGM. Reuters/ Francois Lenoir
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Les ministres européens de l'Agriculture ont refusé lundi à Bruxelles une proposition controversée de la Commission de laisser aux Etats la décision de permettre ou non la culture de plantes OGM sur leur territoire afin de sortir du blocage actuel. La France et l'Italie ont mené la fronde, soutenues par la plupart des autres grands pays agricoles, notamment l'Allemagne et l'Espagne, préoccupés par un risque de « renationalisation » des politiques communes de l'Europe.

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« Non, l'Italie ne soutient pas la proposition de la Commission (...). Le chacun pour soi mine les fondements de la Politique agricole commune », a affirmé le ministre italien de l'Agriculture, Giancarlo Galan ; avis partagé par son homologue français Bruno Le Maire : « Aller vers des décisions nationales serait un mauvais signal adressé aux citoyens européens et un mauvais signal pour la Politique agricole commune », a-t-il déclaré. Plus radical, le secrétaire d'Etat allemand à l'Agriculture, Robert Kloos, a réitéré : « L'Allemagne a dit deux fois Nein aux questions sur la compatibilité de la proposition de Bruxelles avec le marché intérieur européen et l'Organisation mondiale du commerce ».

Arnaud Apothécaire, responsable de campagne anti-OGM de Greenpeace conteste la solution proposée le 27 septembre 2010 à Bruxelles

La ministre belge de l'Agriculture, Sabine Laruelle, dont le pays préside l'UE, a résumé la situation plus diplomatiquement : « Une grande majorité de pays ont beaucoup de questions sur la pertinence de donner plus de compétences aux Etats (…) et ce n'est pas dans un ou deux mois que nous trouverons un compromis et un consensus », en matière d'OGM, a-t-elle expliqué.

La décision finale reviendra aux ministres de l'Environnement qui doivent se réunir dans trois semaines, le 14 octobre, à Luxembourg. Leurs conclusions ne devraient pas apporter beaucoup de réconfort à la Commission, car ils sont encore plus réticents que leurs collègues de l'Agriculture.

Seuls deux OGM sont actuellement cultivés dans l'UE: le maïs 810 du groupe américain Monsanto, qui attend le renouvellement de son autorisation, et la pomme de terre Amflora développée par le groupe allemand BASF, cultivée depuis mars dans trois pays (Allemagne, Suède et République tchèque) pour l'industrie de la pâte à papier.

Quinze autres OGM, pour la plupart des semences de maïs, nécessitent une autorisation de culture.

Selon les organisations écologistes, les zones de cultures OGM seraient plus étendues que ne le prétendent les organismes internationaux.
Selon les organisations écologistes, les zones de cultures OGM seraient plus étendues que ne le prétendent les organismes internationaux. Clive James/Isaaa

Pour en savoir plus :

Consulter les sites

- du ministère français de l'Environnement

- / pomme de terre Amiflora

- / maïs 810 du groupe américain Monsanto

- / Comité scientifique (CS) du Haut Conseil des Biotechnologies (HCB)

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