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Réchauffement climatique

Pourparlers sur le Climat : Pékin prépare le sommet de Cancun

Le "grand mur du climat" de Greenpeace à Tianjin (Chine) est composé de photos envoyées par des milliers de personnes engagées face au changement climatique.
Le "grand mur du climat" de Greenpeace à Tianjin (Chine) est composé de photos envoyées par des milliers de personnes engagées face au changement climatique. Reuters/Jason Lee
Texte par : RFI Suivre
6 mn

La prochaine étape, après « l’échec » de Copenhague, doit se jouer en décembre prochain à Cancun, au Mexique : les Etats devraient alors y poser les fondations pour un accord futur concernant les attitudes à observer pour ralentir le réchauffement climatique. Exhortés à relancer des discussions restées « au point mort », les négociateurs du monde entier sont invités par Pékin à préparer ces discussions. Le geste symbolique mérite d’être relevé : c’est la première fois que la Chine, d’ordinaire particulièrement réticente à tout contrôle international sur ses actions, accueille ces pourparlers.

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Comment ralentir l’impact de l’activité humaine sur le processus de réchauffement climatique ? L’heure des tergiversations est dépassée : « Vous pouvez rester au point mort, ou avancer. Le temps du choix est venu » : C'est sur cette mise en demeure que la responsable en chef du climat à l'ONU, Christiana Figueres, a ouvert la dernière session de travail avant la réunion de Cancun (29 novembre au 10 décembre prochain). « Je vous exhorte à faire preuve de flexibilité et d'un esprit de compromis », lors des discussions qui s'achèvent le 9 octobre 2010, a-t-elle insisté. Il en va de l'avenir de tout le processus de négociation onusien qui entend résoudre par voie de consensus la question du changement climatique, selon plusieurs délégués européens.

La conférence de Copenhague entendait parvenir à un accord global et efficace pour lutter contre le changement climatique. Elle n'a abouti qu'à un texte qui fixe comme objectif de limiter la hausse de la température de la planète à 2 degrés, mais sans calendrier et en restant évasif sur les moyens. Un an après l'échec de Copenhague, un « résultat concret est nécessaire et urgent » au Mexique, a-t-elle lancé aux délégués de plus de 170 (bien 170) pays, rassemblés dans l'immense et moderne centre de conférence de la ville portuaire de Tianjin (nord).

Pierre-Franck Chevet, représentant du ministère de l'Ecologie, de l'énergie, du développement durable et de la mer

« Tous les négociateurs doivent être conscients que si Cancun ne débouche pas sur un résultat solide (...), alors (ce processus) risque de devenir hors de propos pour le reste du monde », a averti le négociateur en chef de l'UE, Artur Runge-Metzger. « La crédibilité du système multilatéral est désormais en jeu », a déclaré le chef de la délégation française, Paul Watkinson, regrettant que, pour l'heure, le texte de négociation, qui compte désormais 70 pages, soit « illisible et confus » selon lui. « Encore une fois, on risque de préparer une conférence avec un texte non-négociable », s'inquiète-t-il.

Christiana Figueres a donc appelé les délégués à en extraire « les questions qui peuvent être réglées à Cancun ». De l'avis général, des décisions opérationnelles sont à portée de main sur des points techniques tels que le mécanisme d'aide aux pays les plus vulnérables pour leur adaptation au réchauffement, la stratégie à adopter pour lutter contre la déforestation et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Tandis que la Chine se distingue jusqu’à présent comme étant le 1er pays émetteur de GES au monde et comme l'un des responsables de l'échec de Copenhague, il est « indispensable », selon Christiana Figueres, qu’elle endosse désormais « son rôle de leader et fasse preuve de flexibilité afin de parvenir aux compromis nécessaires avant Cancun », a souligne Figueres tout en saluant les efforts celle-ci pour « jouer plus collectif » et accomplir ses objectifs en matière de réduction d'émissions de GES.

En accueillant l’organisation de cette conférence, Pékin lance un message positif, à considérer Christiana Figueres, comme « un acte symbolique prouvant le soutien de la Chine à ce processus ».

Réchauffement climatique : un webdocumentaire RFI-France 24

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