Paludisme

Paludisme : l’OMS s’inquiète de la résistance au traitement

Globules rouges infectés par le Plasmodium falciparum, la cause du paludisme.
Globules rouges infectés par le Plasmodium falciparum, la cause du paludisme. www.pasteur.fr

Depuis plusieurs années, la résistance à l’artémisinine a fait son apparition et a été confirmée dès 2009 par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à la frontière thaïlo-cambodgienne. Dans un rapport publié jeudi 18 novembre, l’organisation des Nations unies appelle à renforcer la surveillance de son efficacité dans les pays endémiques dont seul un tiers se conforme aux recommandations.

Publicité

Depuis les premiers cas de résistance constatés dès 2001, l’organisation onusienne de la santé a demandé l’arrêt systématique de la monothérapie d’artémisinine.

Le paludisme falciparum ne doit plus être traité par cette seule molécule. Depuis 2006, l’Organisation mondiale de la santé recommande une combinaison de plusieurs médicaments. Une résistance remarquée depuis plusieurs années mais confirmée en Asie du Sud-Est, notamment en 2009.

Pour l’instant, ces multithérapies restent efficaces dans le cas d’un traitement simple mais les spécialistes s’inquiètent que ce mouvement constaté en Asie, ne s’élargisse à d’autres pays d’endémie palustre.

Ce rapport a pour objectif de pousser les Etats concernés à surveiller de façon régulière l’efficacité de l’artémisinine et des cinq médicaments avec lesquels il est possible de la combiner. Contenir la résistance est important car si l’artémisinine et les produits partenaires qui en contiennent, ne sont plus efficaces, il sera difficile de les remplacer. Aucun produit sur le marché aujourd’hui n’est capable de lutter contre le falsciparum.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail