47e Colloque international sur le cancer

Lutte contre les cancers du sein et de l’ovaire : des progrès notables

Plus tôt le cancer du sein est dépisté, meilleures sont les chances de  guérison et de traitement simple.
Plus tôt le cancer du sein est dépisté, meilleures sont les chances de guérison et de traitement simple. Getty Images/Keith Brofsky
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Que ce soit côté prévention ou côté traitement, des résultats d'essais cliniques prometteurs ont été révélés lors du plus important colloque mondial de cancérologie réuni ce week-end à Chicago. La molécule Avastine du laboratoire suisse Roche, bloque le développement de vaisseaux sanguins nécessaires à la croissance de la tumeur.

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Près des trois-quart des tumeurs cancéreuses du sein ont besoin d'oestrogènes pour croître. L'Asco a montré qu’un médicament appelé l'Aromasine (Exemestane), pouvait inhiber la production d'oestrogènes et réduire de 65% le risque de cancer du sein ou de sa récurrence chez des femmes ménopausées sans effets secondaires importants. « C'est le premier essai clinique majeur depuis dix ans portant sur la prévention du risque de cancer du sein »5, a souligné le Dr Paul Goss, professeur de médecine à l'Université de Harvard (Massachusetts, nord-est), principal auteur de cette étude également publiée en ligne samedi dans le New England Journal of Medicine.

« Exemestane peut être considéré comme une nouvelle option pour la prévention du cancer avasif du sein pour de nombreuses femmes », a-t-il ajouté. « Deux autres essais cliniques prouve le bien-fondé d'ajouter de l'Avastine à la chimiothérapie standard pour traiter le cancer de l'ovaire », a souligné le Dr Andrew Seidman, professeur de médecine à l'Université Cornell (New York).

  • L'étude a été menée avec 4.560 femmes ménopausées aux Etats-Unis, au Canada et en France présentant au moins un des principaux risques de cancer du sein ou

de récurrence, à savoir :

- être âgée d'au-moins 60 ans

- avoir déjà eu une tumeur du sein traitée avec succès ou des lésions précancéreuses

  • La moitié de la population soumise aux tests a pris oralement de l'Aromasine du laboratoire américain Pfizer et l'autre moitié un placebo.
  • Les inhibiteurs de l'enzyme formant l'oestrogène comme l'Aromasine se sont avérés à la fois plus efficaces et plus sûrs que l'anti-oestrogène Tamoxifène -qui constitue un traitement hormonal de choix des cancers du sein depuis trente ans. (Le Tamoxifène qui agit différemment que l'Aromasine en neutralisant les oestrogènes déjà formés, peut provoquer quant à lui un cancer utérin ou des caillots de sang, empêchant environ 4% des femmes de l'utiliser.)

On dénombre 1,3 million de nouveaux cas de cancer du sein annuellement dans le monde et près de 500.000 femmes en meurent.

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