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Japon/ Pollution nucléaire

Préfecture de Fukushima, interdite de vente de viande de boeuf "radioactivée"

Des vaches de la préfecture de Fukushima passent un contrôle sanitaire, le 12 juillet 2011.
Des vaches de la préfecture de Fukushima passent un contrôle sanitaire, le 12 juillet 2011. Reuters/Yomiuri Shimbun
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Après avoir découvert que de nouvelles têtes de bétail avaient été nourries avec du foin contaminé, les autorités japonaises ont envisagé d'interdire la vente des boeufs de la préfecture de Fukushima -où s'est produit un accident nucléaire en mars dernier.

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Selon les autorités de la préfecture de Fukushima, 42 boeufs élevés dans une ferme d'Asakawa, à une soixantaine de kilomètres de la centrale accidentée, ont été transportés et vendus à Tokyo ainsi que dans d'autres villes de l'est du Japon ces derniers mois, bien qu'ils aient consommé des aliments fortement radioactifs.

Dans la viande issue d'un des 13 boeufs livrés dans la capitale, les inspecteurs sanitaires auraient décelé un taux de césium radioactif de 650 becquerels par kilogramme -contre une limite autorisée de 500 becquerels- et le sort des 29 boeufs vendus hors de Tokyo reste encore inconnu ce 15 juillet 2011. Les autorités japonaises assurent que cette viande n'a pas été consommée.

Toujours pas de système de contrôle centralisé sur la radioactivité de la nourriture

Il y a quelques jours, ce sont 17 bêtes contaminées provenant d'une autre ferme, située à Minamisoma -situé juste à l'extérieur de la zone d'exclusion de 20 kilomètres autour de la centrale accidentée-, qui ont été vendues. Elles ont été quant à elles en partie consommées dans différentes régions du Japon, notamment à Tokyo. Là, c'est un taux de césium radioactif de quelque 3.200 becquerels par kilogramme qui a été détecté lors d'un test effectué sur de la viande dans une usine de transformation alimentaire à Tokyo.

Le gouvernement a tenu à rassurer le public sur les risques pour la santé, en précisant qu'il faudrait manger de la viande contaminée chaque jour pendant un an pour subir un quelconque impact.

La centrale Fukushima Daiichi a connu le 11 mars le pire accident nucléaire depuis celui de Tchernobyl (en Ukraine), en 1986. D'importantes quantités de radiation ont été diffusées dans l'atmosphère, les sols et l'eau de la région. Et, plus de quatre mois après l'accident nucléaire, le Japon n'a pas encore instauré de système centralisé de contrôle de la radioactivité de la nourriture, s'en remettant aux tests effectués par les préfectures et les municipalités.

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