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SKA, le téléscope du futur

Prototype KAT-7, composé de sept paraboles, qui sera complété pour former le  MeerKAT destiné à entrer en service en 2016.
Prototype KAT-7, composé de sept paraboles, qui sera complété pour former le MeerKAT destiné à entrer en service en 2016. REUTERS/Mike Hutchings

C'est conjointement que l'Afrique du Sud et l'Australie accueilleront le plus grand télescope jamais construit. C'est l'un des plus grands projets scientifiques de ce début du XXIe siècle. Il est cinquante fois plus précis que les télescopes actuels, coûtera 1,5 milliards d'euros... tout est dans la démesure. Le S.K.A., le Square Kilometer Array, devrait apporter des réponses aux questions fondamentales sur l'univers. 

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Une fois opérationnel, en 2020, le SKA permettra de percevoir les traces de la création de l'univers il y a 15 milliards d'années. SKA signifie « Square Kilometer Array », une surface d'un kilomètre carré. Comme la surface d'écoute que cumulent les 3 000 paraboles du télescope le plus efficace du monde.

Un nombre de paraboles qui fera de ce radiotélescope le plus efficace au monde, cinquante fois plus que ce qui se fait actuellement. Car contrairement à l'image habituelle des télescopes, il n'aura ni dôme d'observation ni un énorme objectif. C'est en fait un radiotélescope qui va capter les ondes qui circulent dans l'univers.

Observer de nouvelles planètes

Il pourra notamment découvrir et observer de nouvelles planètes qui sont en dehors du système solaire et détecter d'éventuelles traces de vie extra-terrestre. Le SKA devrait même pouvoir nous éclairer sur cette mystérieuse énergie noire, dont on ne sait rien. C'est cette énergie qui fait que l'univers ne cesse de grandir sans que l'on comprenne pourquoi.

Les données traitées par le radiotélescope seraient d'un exaoctet quotidien, soit un milliard de gigaoctets, ou encore le double de l'intégralité des données qui circulent chaque jour sur internet.

Tellement d'informations, en somme, que les ordinateurs chargés de les traiter n'ont pas encore été inventés. Ce sont les entreprises IBM (Etats-Unis) et Astron (Pays-Bas) qui se chargeront de conceptualiser et de construire l'ordinateur capable de traiter toutes ces données. Au total, les nombreux partenaires de ce projet sont répartis sur les cinq continents.

Mais cela n'inquiète pas outre mesure les concepteurs du SKA, puisqu'ils estiment que cette technologie sera disponible au moment de sa mise en service.

 

 

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