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SCIENCES

Le robot «Curiosity» s'est posé sur Mars avec succès, sa mission commence

Vue d'artiste montrant l'approche de la planète Mars par «Curiosity».
Vue d'artiste montrant l'approche de la planète Mars par «Curiosity». REUTERS/ NASA/JPL-Caltech/Handout
Texte par : RFI Suivre
6 mn

Y a-t-il de la vie sur Mars ? Bientôt peut-être la fin du suspense ! Au terme d'un voyage de huit mois dans l'espace, le nouveau robot de la Nasa, Curiosity, s'est posé sur la planète Mars, ce lundi matin vers 5h30 (TU) comme prévu. Curiosity, c'est un vrai laboratoire sur roues : il analysera le sol, la roche de la planète rouge afin de trouver d'éventuelles molécules montrant que la vie a existé sur Mars.

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L'arrivée sur Mars de Curiosity a donné des sueurs froides aux ingénieurs mais tout s'est bien déroulé. La sonde était lancée dans l'espace à plus de 20 000 km/h. A environ 30 kilomètres de l'atterrissage, un parachute s'est activé pour ramener la vitesse à 1 600 km/h. Puis vers 2 000 mètres d'altitude, la sonde s'est libérée de son parachute. Et ce sont huit réacteurs qui l'ont alors amenée sur la planète Mars.

Dernière étape : à huit mètres du sol, Curiosity s'est fait hélitreuiller, trois petites cordes en nylon la reliant à la grue. C'était le passage le plus risqué car si l'une des cordes ne s'était pas bien déroulée, la sonde aurait pu atterrir à l'envers.

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Maintenant, le robot le plus sophistiqué jamais envoyé dans l'espace, va pouvoir commencer son exploration. C'est un vrai laboratoire. Un engin à six roues qui pèse une tonne et qui a coûté quatre milliards d'euros. Il est doté d'une technologie ultramoderne, pensée et réalisée par des ingénieurs de différentes nations.

A la recherche de la vie

La sonde va parcourir les reliefs martiens et analyser le sol des années durant, avec un objectif ultime : démontrer s'il y a eu ou non de la vie sur Mars. Parmi les instruments scientifiques, il y a une caméra chimique équipée d'un laser, la Chemcam. On trouve également une station météorologique ou encore un laboratoire de chimie.

Jusqu'ici, la Nasa recherchait les traces de présence d'eau sous ses diverses formes.
Désormais, l'agence spatiale américaine se met en chasse des traces du deuxième ingrédient nécessaire pour que la vie microbienne puisse se développer : les molécules de carbone organique.

La sonde n'a d'ailleurs pas atterri n'importe où. Elle s'est posée dans le cratère de Gale.  Grâce aux satellites, les géologues ont appris que de l'eau avait coulé sur ce site il y a des milliards d'années. C'était un océan. C'est donc là, dans ces couches argileuses, qu'il y a le plus de chances de trouver des molécules et donc de savoir s’il y a ou s’il y a eu de la vie sur Mars. Les biologistes en sont persuadés. Le premier tir de laser sera effectué dans une dizaine de jours.

Curiosity est aussi le fruit d'une coopération internationale

Curiosity est pensé et réalisé par des ingénieurs de différentes nations et notamment par ceux du Centre national d'études spatiales de Toulouse. Ils ont mis au point la ChemCam : il s'agit une caméra chimique équipée d'un laser permettant de tirer sur les roches et d'observer le plasma. Conçue par Sylvestre Maurice, astronome à l'Observatoire Midi-Pyrénées, elle permettra aux scientifiques de choisir les cibles les plus intéressantes et de faire des analyses approfondies.

Au CNES de Toulouse on se réjouit de cette contribution française d’autant que dans trois mois, la Chemcam sera en partie dirigée depuis la France.

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