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Environnement

Greenpeace plante un drapeau au pôle Nord pour protester contre les forages pétroliers

Un militant de Greenpeace brandit un drapeau « Sauvons l’Arctique » au pôle Nord.
Un militant de Greenpeace brandit un drapeau « Sauvons l’Arctique » au pôle Nord. Christian Aslund / GREENPEACE / AFP
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Des militants de Greenpeace ont planté un drapeau sur les fonds marins du territoire arctique. Ils espèrent ainsi interpeller la communauté internationale sur le danger du réchauffement climatique au pôle Nord, dont le sol, riche en pétrole, est convoité par plusieurs pays et grandes entreprises.

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Un drapeau pour l’avenir et des millions de signatures. C’est ce que l’expédition Greenpeace est venue déposer dans la glace, après une semaine de marche dans les terres désolées de l’Arctique. Accompagnés par l'acteur Ezra Miller et par la députée Josephina Skerk, du peuple Sami de Laponie, les défenseurs de l’environnement ont alors percé un trou à travers la banquise.

Ils ont fait descendre, à plus de 4 000 mètres à travers le plancher océanique, une capsule sphérique en verre, cerclée de titane, contenant 2,7 millions de signatures réclamant la protection de l'Arctique. Les signatures étaient accompagnées d'un petit drapeau triangulaire fixé à la sphère, aux couleurs vives sur fond clair, dessiné par une écolière malaisienne. Un clin d'œil au drapeau que les Russes avaient planté en 2007 sur le pôle pour revendiquer leurs droits économiques sur la région.

Des sous-sols glacés très convoités

L’organisation pour la défense de l’environnement a demandé à ce que l’Arctique devienne un « sanctuaire mondial, vierge de forages pétroliers ». La Suédoise Joséphina Skerk a rajouté que « cette zone de l'Arctique n'appartient à personne, à aucune nation. C'est l'héritage de tous les Terriens ».

Greenpeace affirme que le pôle Nord est menacé par le changement climatique, les compagnies pétrolières ainsi que la pêche industrielle. Les experts estiment les ressources naturelles de l'Arctique à 90 milliards de barils de pétrole et à 30% du gaz naturel non découvert dans le monde, une manne rendue de plus en plus accessible par le recul des glaces.

Une richesse énergétique qui attise évidemment les convoitises, notamment des pays riverains - Russie, Canada, Norvège, Danemark et Etats-Unis -, mais également des entreprises pétrolières telles que Shell et Gazprom. Face à ces géants, l’expédition a reçu le soutien de Desmond Tutu. Le charismatique évêque sud-africain a félicité « ces jeunes gens qui ont voyagé jusqu'au pôle Nord au nom de ceux dont les vies sont bouleversées par le changement climatique ».

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