Sciences

Pollution de l’air: le constat alarmant de l’OMS

Brouillard sur la ville de Handan (province du Hebei, Chine) où l'indice de pollution était au plus haut le lundi 17 juin 2013.
Brouillard sur la ville de Handan (province du Hebei, Chine) où l'indice de pollution était au plus haut le lundi 17 juin 2013. S.Lagarde

Le rapport sur la pollution de l’air dans le monde, publié lundi par l’Organisation mondiale de la santé, est alarmant. Au niveau global, la pollution a causé la mort prématurée de 3,7 millions de personnes en 2012. Et neuf citadins sur dix seraient empoisonnés par l'air de leur ville. L'OMS a analysé la concentration en particules fines dans 1 600 villes de 91 pays.

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Respirer l'air de nos villes pourrait être une mauvaise idée. L'Organisation mondiale de la santé le dit, la pollution aux particules fines augmente dans les villes et atteint des niveaux alarmants.

Le seuil maximum fixé par l'OMS est de 20 microgrammes par mètres cubes, pour la concentration moyenne annuelle de particules fines, ces particules qui pénètrent au plus profond de notre système respiratoire.

Mais à Doha, au Qatar, ou Abu Dhabi aux Emirats Arabes Unis, la concentration atteint les 150 microgrammes ou même plus. Idem à Delhi en Inde, ou à Dacca au Bangladesh.

→ A (RE)LIRE: New Delhi, l'une des villes les plus polluées au monde

Un accroissement global des émissions de 6% qui cache en fait une réelle disparité : en Europe et en Amérique de Nord, le taux de particules fines a en fait baissé de 2%.
Dans le sud de l'Asie, il a augmenté de 13%.

→A (RE)LIRE: Pour l'OMS, la pollution de l'air tue de plus en plus

Le cas de l'Afrique

Ces particules entrent au plus profond du système respiratoire et causent entre autres des maladies cardio-vasculaires. Un véritable problème de santé publique auquel l'Afrique n'échappe pas, malgré le peu de données récoltées par l'OMS.

Carlos Dora, médecin et épidémiologie à l'OMS, témoigne : « Il y a six ou sept villes qui ont quelques données. Mais si on visite l’Afrique (...) on constate que les Africains utilisent beaucoup le diesel. Par exemple, pour l'éclairage dans beaucoup d’hôpitaux situés en zone rurale. C’est très polluant. Tout comme le biomasse dont le Rwanda, par exemple, est très dépendant (...). Il y en a aussi en Afrique, surtout en zone rurale, le chauffage au charbon dans les maisons. Le charbon, le bois, le kérosène, produisent énormément de particules ».

→A (RE)LIRE: La pollution atmosphérique en Afrique a été sous-estimée

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