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Conférence internationale sur le sida

Déclaration de Melbourne: protéger les droits contre le sida

Un jeune garçon prend un médicament contre combattre le VIH au centre Nkosi's Haven de Johannesbourg, en Afrique du Sud
Un jeune garçon prend un médicament contre combattre le VIH au centre Nkosi's Haven de Johannesbourg, en Afrique du Sud Reuters/Siphiwe Sibeko
Texte par : RFI Suivre
4 mn

La 20e Conférence internationale sur le sida démarre ce dimanche à Melbourne, en Australie. 35 millions de personnes sont porteuses du VIH sida dans le monde et, si de grandes avancées ont eu lieu ces dernières années, de nombreux progrès restent à faire.

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12 000 participants venant de 200 pays sont réunis pendant une semaine à Melbourne pour faire le point sur les avancées dans la lutte contre le sida, mais aussi pour accélérer la mobilisation afin d’aboutir à la fin de cette épidémie.

La moitié des porteurs du VIH l'ignorent

Des progrès ont été réalisés: moins de nouvelles infections et moins de décès, à l’exception de l’Europe de l’Est, de l’Asie centrale, du Moyen-Orient et du Maghreb. Près de 14 millions de personnes sous traitement, mais plus du double en auraient besoin. Cependant, dans le monde, plus de la moitié des personnes porteuses du VIH sida l’ignore, faute de s’être fait dépister. Or, c’est cette absence de dépistage qui alimente l’épidémie, car une personne qui connaît son statut et est traitée correctement a beaucoup moins de risque d’en contaminer d’autres.

« Déclaration de Melbourne »

C’est pourquoi cette conférence met l’accent sur les droits des personnes. Et pour que personne ne soit oublié dans cette lutte contre la maladie, les organisateurs de la conférence lancent la « Déclaration de Melbourne ». Une déclaration pour dénoncer les multiples discriminations ou législations répressives qui, à travers le monde, continuent de toucher les personnes vivant avec le VIH ou les plus vulnérables face au virus : les travailleurs du sexe, les usagers de drogue, les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes. Criminaliser ces pratiques entrave la lutte contre le sida et des études ont montré que les politiques répressives et la discrimination alimentent l’épidémie.

Parmi ces personnes vulnérables, il y a également les adolescentes : au sud du Sahara, plus de 44 % des jeunes filles ont eu leurs premiers rapports sexuels sous contrainte. Il faut que les jeunes filles aient le contrôle de leur sexualité. Comment mieux protéger ces personnes pour qu’elles puissent se faire dépister et soigner sans crainte ? C’est une question de santé publique au centre des débats, à Melbourne.


■ Les préconisations de la « Déclaration de Melbourne »

Les signataires de la Déclaration listent une série de revendications et de préconisations à destination, notamment, des gouvernements. En voici la liste :

• Que les gouvernements révoquent toutes lois répressives et toutes politiques qui renforcent la discrimination et la stigmatisation et accroissent la vulnérabilité au VIH.

• Que les décideurs cessent d'utiliser les rencontres et conférences internationales comme plateformes de promotion de lois et politiques discriminatoires qui nuisent à la santé et aux bien-être des populations.

• Que soient exclues des programmes de soutien financier pour le VIH/sida toutes les organisations qui prônent l'intolérance et la discrimination envers des individus ou des communautés, y compris le sexisme, l'homophobie et la transphobie.

• Que tous les personnels de santé démontrent la mise en place de politiques de non-discrimination avant de pouvoir bénéficier de financements pour leurs programmes VIH/sida.

• Que toutes les restrictions aux financements, telles que les critères anti-prostitution ou qui excluent l'achat de seringues soient abolies.

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