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Environnement / Gaz à effet de serre

Environnement: concentration record de gaz à effet de serre en 2013

La centrale à charbon de Belchatow, en Pologne, une des grandes émettrices de dioxyde de carbone en Europe, tente de trouver des solutions pour réduire ses émissions.
La centrale à charbon de Belchatow, en Pologne, une des grandes émettrices de dioxyde de carbone en Europe, tente de trouver des solutions pour réduire ses émissions. REUTERS/PETER ANDREWS

Les gaz à effet de serre ont atteint une concentration record dans l'atmosphère pour l'année 2013. C'est ce qu'indique le rapport annuel de l'Organisation météorologique mondiale ce mardi 9 septembre. Et cette concentration a connu sa plus grande augmentation depuis 1984, entre l'année 2012 et 2013.

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Chaque année, les émissions de gaz à effet de serre, des gaz qui absorbent une partie des rayons solaires et les distribuent au sein de l'atmosphère terrestre, continuent d'augmenter. Les principaux concernés sont le dioxyde de carbone, le méthane ou encore le protoxyde d'azote, mais le plus important est le dioxyde de carbone, le CO2.

S’il y a de plus en plus d'émissions de gaz, c'est à cause des activités humaines, comme l'exploitation des combustibles fossiles, tels que le pétrole, le charbon, et le gaz naturel... Mais ce qui pourrait aussi expliquer ce record de l'année 2013, c'est la capacité d'absorption de la biosphère, la partie de la Terre où la vie s'est développée. Elle absorberait de moins en moins de quantités de CO2.

On inclut cette année dans le rapport toute une composante pour montrer comment l'océan devient plus acide.

Secrétaire général de l’Organisation météorologique mondiale

L’océan touché par cette concentration de CO2

Parmi les victimes de ces gaz à effet de serre figurent les océans. Ils absorbent aujourd'hui environ le quart des émissions totales de CO2, ce qui permet de limiter sa présence dans l'atmosphère.

Mais en contrepartie, l'océan devient de plus en plus acide, avec un rythme qui n'a jamais été aussi élevé en 300 millions d'années. Les coraux, les algues, les mollusques sont menacés. Leurs taux de survie et de développement se réduisent, ainsi que la biodiversité.

Une autre conséquence est bien sûr le réchauffement climatique. Le dioxyde de carbone qui reste des dizaines, voire des centaines d'années dans l'atmosphère.

L’Organisation météorologique mondiale inquiète

L'ONU s'est fixé un objectif en 2010 : limiter l'augmentation de la température à 2 degrés d'ici à la fin du siècle. Ce qui est possible pour la communauté internationale, selon l'Organisation météorologique mondiale (OMM), mais il faut se dépêcher, d’après Michel Jarraud, son secrétaire général et prendre des « mesures courageuses ». Le rapport de l'OMM veut donc sensibiliser les négociateurs qui vont se retrouver en décembre prochain pour la Conférence sur le climat. Elle aura lieu à Lima, au Pérou. L'objectif est de permettre un accord majeur pour limiter le réchauffement climatique.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le réchauffement climatique pourrait causer 250 000 décès en plus chaque année à partir de 2030. Et les coûts sur la santé sont estimés entre deux et quatre milliards de dollars par an. Le changement du climat va affecter la sécurité alimentaire, les déplacements de population, et créer de nouvelles poches de pauvreté.

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