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Début de mission réussi pour Philæ sur la comète «Chury»

Le robot Philae s'est posé sur la comète Chury ce mercredi 12 novembre.
Le robot Philae s'est posé sur la comète Chury ce mercredi 12 novembre. ESA/ATG medialab

Après son détachement de la sonde Rosetta ce mercredi matin et sept heures de chute libre, le robot Philæ s'est arrimé avec succès à la comète «Chury», à 511 millions de kilomètres de la Terre et après un voyage de dix ans. Mais quelques inquiétudes persistent car l'arrimage de l'engin ne s'est pas effectué exactement prévu, et la communication est parfois compliquée. 

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Avec notre envoyé spécial à Darmstadt, Simon Rozé

Au Centre européen d’opérations spatiales, c’est une explosion de joie qui a accueilli le signal envoyé par le robot Philæ indiquant que l’amarrage à la comète « Chury » s’était bien passé. Car l’exploit réussi par les ingénieurs de l’Agence spatiale européenne est colossal. Ils sont parvenus à poser un robot sur un caillou de 4 kilomètres de long à 511 millions de kilomètres de la Terre après un voyage qui a duré dix ans. C’est une première et la comète « Chury » est seulement le septième corps céleste sur lequel l’humanité a posé quelque chose.

Mais la fête n'a pas duré très longtemps. Philæ a des batteries lui permettant de travailler pendant 67 heures. Son programme est donc très chargé. La priorité de Philae est maintenant d’établir un diagnostic complet de son état. Les harpons qu’il devait river au sol de la comète n’ont pas été tirés. Ce n’est pas encore très inquiétant puisque le robot s’est enfoncé de quatre centimètres dans le sol au moment de son atterrissage, un signe possible que les vis fixées à ses pieds ont bien été ancrées. Plus inquiétant en revanche, la communication entre le Centre européen d’opérations spatiales et Philae se coupe par moments. Les responsables de la mission ne se font pas pour autant beaucoup de soucis puisque la communication a toujours été rétablie jusqu’à présent. D'après eux, ces deux éléments laisseraient penser qu'au moment de son atterrissage, Philæ a d'abord rebondi avant de se poser quelques mètres plus loin.

Il faudra attendre la matinée de jeudi pour en savoir plus. La sonde Rosetta est en effet toujours en orbite de la comète et se trouve pour quelques heures sous l'horizon de Philæ, puisqu'elle sert de relais de communication entre le robot et la Terre. Il faut donc patienter jusqu'à ce qu'elle soit de nouveau à portée de l'engin. L'Agence spatiale européenne recevra alors un nouveau flot de données qui permettra de tirer au clair cette péripétie.

Pendant ce temps, Philæ a commencé à prendre des photos de son site d'atterrissage. Il doit ensuite creuser un trou de 30 centimètres de profondeur pour analyser le sol de la comète. Au total, ce sont dix expériences qu’il doit effectuer. Quand sa batterie sera déchargée, les petits panneaux solaires dont il est équipé prendront le relais. Ils l’alimenteront une heure tous les trois jours pour lui permettre de poursuivre son travail.

Cette mission devrait durer jusqu’en mars 2015, date à laquelle la comète sera trop proche du soleil pour que Philæ ne supporte la température.

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