Accéder au contenu principal
Espace

Philæ en plein travail, dans une position inconfortable

La surface de la comète Chury prise en photo par le robot Philæ, le 12 novembre.
La surface de la comète Chury prise en photo par le robot Philæ, le 12 novembre. REUTERS/ESA/Rosetta/Philae/ROLIS/DLR

Philæ va bien, a assuré l’agence spatiale européenne. Le robot a en fait rebondi à plusieurs reprises en atterrissant sur la comète « Chury ». Il est sur deux pieds au lieu de trois, les antennes en l'air, et il va bien.

Publicité

Pas de casse donc, mais une situation un peu insolite pour Philæ. Les harpons qui devaient maintenir le robot au sol n'ont pas été tirés. Du coup, au moment de l'impact, il a rebondi. Un saut qui a duré 1h50 à cause de la très faible gravité de la comète. Philæ a ensuite atterri avant de rebondir à nouveau pendant 7 minutes et s'est posé pour de bon.

Reste maintenant à savoir où. D'après les premières photos qu'il a prises, il se trouverait au bord d'une falaise, si ce mot à un sens dans l'espace où il n'y a ni haut ni bas. Un de ses pieds est dans le vide et les deux autres biens posés.

L'autre souci pour Philæ est l’ensoleillement de la zone. Où il se trouve actuellement, il ne voit le soleil qu’1h30 par jour, alors qu’il aurait bénéficié de six heures d'ensoleillement s'il était resté dans la zone du premier impact. Il ne pourra donc compter a priori que sur sa batterie principale qui sera fonctionnelle encore deux jours.

Tout cela mis à part, cette opération reste tout de même un énorme succès, puisque Philae a déjà commencé son programme scientifique, six de ses dix instruments ont déjà été utilisés, et il est en ce moment même en train d'envoyer une grande quantité de données.

« La réalité nous rattrape »

Fred Jansen, le directeur de la mission à l'European space agency (ESA), raconte sa surprise face à l'enthousiasme collectif, à travers le monde. « Je n'aurais jamais pensé que cette mission aurait un tel impact sur les gens, qu'on se poserait sur une comète pour de vrai. »

Mais la mission est encore loin d'être accomplie. Passée les premières heures d'euphorie, les équipes doivent désormais se concentrer sur leur travail. « La réalité nous rattrape, explique Fred Jansen. La durée de la batterie est limitée. Les panneuax solaires ne sont pas illuminés au mieux, donc on ne sait pas combien de temps on va faire nos expériences et ça a toujours été prévu comme ça. »

Les équipes de l'ESA estiment avoir une autre carte dans leur manche pour étudier la comète : la sonde Rosetta va tourner autour pendant environ 20 mois. L'occasion de réaliser de précieux relevés supplémentaires.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.