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Comète Chury: le petit robot Philæ a largement rempli sa mission

Le robot Philae se sépare de la sonde Rosetta pour gagner la comète Chury où il a mené avec succès plusieurs expériences pour l'Agence spatiale européenne.
Le robot Philae se sépare de la sonde Rosetta pour gagner la comète Chury où il a mené avec succès plusieurs expériences pour l'Agence spatiale européenne. REUTERS/ESA

Décidémment, le robot Philæ ne cesse de surpendre les scientifiques. Après s'être posé ce mercredi sur la comète Chury située à plus de 500 millions de kilomètres de la Terre, le robot est désormais en mode veille. Mais Philæ a tout de même enchaîné trois jours de dur labeur, et il y a tout juste deux heures, les scientifiques ont encore reçu de nouvelles données concernant le forage de la comète.

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L'opération était risquée, mais Philæ s'est superbement débrouillé. Dans un dernier élan hier, vendredi, Philae a creusé un trou de 25 cm de profondeur dans le sol de la comète Chury. Et les données récoltées par le robot ont pu être transmises cette nuit sur Terre où elles pourront désormais être analysées.

Autre bonne nouvelle, le mouvement de rotation ordonné à la dernière minute par les scientifiques a fonctionné. Cela veut dire que les panneaux solaires de Philæ ont plus de chance de recevoir de la lumière et donc de fournir de l'énergie au petit robot.

En attendant, il est maintenant en mode veille car ses batteries sont épuisées, c'est donc la fin d'une première phase pendant laquelle Philæ aura travaillé d'arrache-pied. Le robot a radiographié l'intérieur de la comète, étudié son magnétisme, pris des photos de son sol, ou encore analysé les gaz présents à la surface de Chury.

Rosetta poursuit sa route

Et si Philæ a rempli son cahier des charges, la mission de la sonde Rosetta elle se poursuit. La sonde continuera d'analyser l'activité de la comète, au minimum jusqu'à décembre 2015 et notamment à son approche du soleil. « La mission Rosetta va se concentrer sur l’observation de l’activité solaire qui va se développer de façon de plus en plus intense, au fur et à mesure que le noyau se rapproche de son périhélie, donc le point le plus proche du soleil, et de voir comment évolue la surface, comment évolue la composition des gaz, la nature des poussières qui sont émises, explique Philippe Lamy, directeur de recherches au CNRS. C’est une des phases les plus intéressantes, puisque l’un des objectifs de la mission est de comprendre très en détail comment fonctionne une comète. C'est-à-dire comment se développe et ensuite cesse l’activité cométaire.

Comme les comètes sont considérées comme des éléments constitutifs des planètes, c’est tout le processus de formation à l’origine de la formation du système solaire, qui va être – peut-être pas décrypté complètement parce que c’est toujours une contribution à une enquête scientifique très longue et très difficile – mais [va ] contribuer fortement à nous aider à comprendre ces mécanismes ».

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