Accéder au contenu principal
Environnement

France: l'impact de nos habitudes de consommation sur la déforestation

Les besoins annuels d'un Français correspondant au déboisement de 350m2 de forêt, selon l'étude de WWF et de Envol vert.
Les besoins annuels d'un Français correspondant au déboisement de 350m2 de forêt, selon l'étude de WWF et de Envol vert. AFP/Carl de Souza
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Il faut en moyenne déboiser l’équivalent de 350 m2 pour répondre aux besoins annuels d’un Français. WWF et de l'association Envol vert ont publié une étude qui révèle l’impact de notre consommation sur la déforestation. Cette étude souligne également que notre alimentation est responsable de la majeure partie de notre « empreinte forêt ».

Publicité

Le soja, l’huile de palme, le bois sont les plus connus mais il y a également le caoutchouc, le cacao ou même le cuir... Chaque année, les forêts de la planète perdent des millions d'hectares pour répondre à nos habitudes de consommation.

Pour la première fois, le phénomène est chiffré pour les Français. Et il correspond à 352 m² d'arbres coupés par an, soit l'équivalent de la superficie d'une belle maison.

« On retrouve notamment la volaille et les œufs », pointe Boris Patentreger de l'association Envol vert, à l'origine de l'étude. Car c’est « le principal produit qui a un impact sur la déforestation, à travers le soja qui est utilisé en alimentation animale pour nourrir nos élevages ».

Agrocarburants, cuir, pneus...

« Après on retrouve des produits qu’on n’a pas forcément identifiés facilement, comme les agrocarburants, souligne-t-il. Donc l’huile de palme qui se retrouve dans les carburants. On retrouve aussi les chaussures en cuir, les pneus. En fait, identifier des produits qui n’étaient pas forcément connus, comme étant en lien avec la déforestation. »

Les produits les plus connus ne sont pas forcément ceux qui font le plus de dégâts, insiste Boris Patentreger. « En général, on a plutôt tendance à penser que c’est l’huile de palme dans l’alimentation, le papier ou le bois. On se rend compte que ces trois produits ne représentent que 11% de l’empreinte forêt totale des Français. »

Face à ce phénomène, l'association recommande de consommer mieux. Avec plus de sobriété, plus de qualité. Le gouvernement lui, prévoit un texte réglementant cette « déforestation importée » comme on l'appelle. Mais ce texte se fait attendre. Initialement prévue l'été dernier, sa présentation n'est toujours pas inscrite à l’agenda.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.