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Coronavirus: l'efficacité de la chloroquine sera bel et bien testée

Une plaquette de comprimés de chloroquine.
Une plaquette de comprimés de chloroquine. flickr.com
Texte par : RFI Suivre
2 min

La chloroquine, médicament controversé il y a encore quelques jours, a finalement rejoint les traitements candidats à la lutte contre le Covid-19, dans un essai clinique, nommé « Discovery ». Il est conduit par un consortium multidisciplinaire, réunissant plusieurs groupes de recherche français : Reacting.

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Cette étude démarre ce 22 mars dans quelques centres hospitaliers universitaires (CHU) à Paris, Lyon, Nantes et Lille. Elle sera progressivement étendue à des dizaines d’autres CHU. Elle devrait inclure 3 200 patients en Europe, dont 800 en France. Certains testeront l’efficacité d’un médicament contre le VIH, d’autres un antiviral développé contre le virus Ebola. La partie chloroquine sera ajoutée le 27 mars.

Fin février, le professeur Didier Raoult, à la tête de l’Institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection à Marseille, annonçait dans une vidéo «  la fin de la partie » contre le virus. Il affirmait que la chloroquine, jusque-là utilisée contre le paludisme, représentait l’arme la plus efficace contre le nouveau coronavirus. Dix jours plus tard, il assurait qu’après six jours de traitements, seuls 25% des patients présentaient encore des symptômes.

Résultats critiqués

Mais les réactions avaient été virulentes. Des scientifiques mettaient en garde contre les effets indésirables du médicament, notamment sur les seniors et lorsqu’il est associé à certaines familles d’antibiotiques.

Les conditions de test sont aussi critiquées. L’essai n’a été réalisé que sur 24 personnes, dont certaines ont quitté le protocole en cours de route, sans comparaison avec un groupe sous placebo ni utilisation de la méthode double-aveugle, qui permet que ni les patients ni les médecins ne sachent à quel groupe ils appartiennent.

Les résultats sont tout de même suffisamment probants pour provoquer l’intérêt de la communauté scientifique et pousser des chefs de clinique à utiliser d'ores et déjà la chloroquine sur des patients atteints de Covid-19.

Des études plus poussées sont donc d’autant plus nécessaires. Et l’automédication reste dangereuse : des cas d’empoisonnement ont été signalés au Nigeria. L’ajout de la chloroquine à l’essai « Discovery » devrait fournir des résultats dans moins de six semaines.

► À lire aussi : Contre le coronavirus, l'efficacité d'un médicament antipaludéen en question

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