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Coronavirus: des traces de SARS-CoV-2 trouvées dans l’eau non potable de Paris

Des traces du SARS- CoV-2 ont été trouvées dans les eaux non potables de Paris.
Des traces du SARS- CoV-2 ont été trouvées dans les eaux non potables de Paris. World Health Organization
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Comment agit le virus dans l’eau ? Des traces de SARS-CoV-2 ont été trouvées dans l’eau de Paris, il y a quelques jours. Une quantité infinitésimale qui ne concerne pas le réseau d’eau potable mais seulement la Seine et le canal de l’Ourcq. L’eau du robinet reste propre à la consommation, mais cette présence du virus interroge.

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Le virus s’est retrouvé dans ces eaux non potables de Paris très probablement via les selles des personnes infectées. C’est le cas à chaque épidémie. Des traces de virus sont trouvées dans les eaux des toilettes, car il est présent dans les matières fécales.

Cela peut donc arriver dans certaines villes concentrant de nombreux malades. À Rome et Milan, des traces du SARS-CoV-2 ont également été trouvées. Mais le risque d’une propagation du virus par l’eau est quasi inexistant, explique Laurent Moulin, microbiologiste au laboratoire de recherche et développement d'Eau de Paris.

« Il n'y a pas de raison spécifique à ce que l'on tombe malade juste puisqu'on a touché de l'eau. Il faut pour que l'on soit malade à ce que le virus soit en contact avec les muqueuses. Tant qu'on ne boit pas l'eau ou que l'on respire pas cette eau, il n'y a pas de problème. Dans l'environnement le virus n'a aucune chance de se multiplier. Il se trouve dans son environnement et il reste là. Dans les eaux usées, il vit quelques jours maximum, pas plus longtemps que ça, et dans les eaux de surface, c'est pareil. La durée de vie est assez limitée. »

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le maintien du virus dans l’eau potable n’est pas impossible, mais le risque d’une contamination est très faible.
En Italie et en France l’idée d’utiliser les données retrouvées dans les réseaux d’eau usagée fait son chemin. Elles pourraient permettre de mieux contrôler la circulation du virus.

► À lire aussi : Coronavirus: le SARS-CoV-2 n’a pas été créé par l’homme avec des éléments du VIH

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