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Coronavirus: deux études concluent à l’inefficacité de l’hydroxychloroquine

Un pharmacien du CHR La Citadelle de Liège, en Belgique, tenant une plaquette de pilules d'hydroxychloroquine, le 22 avril 2020.
Un pharmacien du CHR La Citadelle de Liège, en Belgique, tenant une plaquette de pilules d'hydroxychloroquine, le 22 avril 2020. Yves Herman/Reuters
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Deux études publiées dans le British Medical Journal démontrent que la molécule n’apporte aucune amélioration aux malades atteints du SARS-CoV-2.

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Alors que le bilan de la pandémie de coronavirus a dépassé la barre des 300 000 morts dans le monde et que les laboratoires planchent toujours à l’élaboration d’un vaccin, la communauté scientifique a pu découvrir, vendredi 15 mai, les résultats de deux études à la méthodologie robuste menées sur l’hydroxychloroquine, molécule présentée comme un traitement possible contre le Covid-19. Ils ont été publiés dans la revue médicale britannique British Medical Journal (BMJ).

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« Les résultats n’incitent pas à l’utilisation de l’hydroxychloroquine »

La première étude est française et s’est basée sur l’observation de 182 patients atteints d’une forme de Covid-19 nécessitant une administration d’oxygène. Ces malades ont été divisés en deux groupes : l’un a reçu de l’hydroxychloroquine comme traitement et a été comparé au second groupe contrôle qui, lui, a bénéficié du standard habituel de soins. L’objectif était de quantifier le nombre de malades décédant ou nécessitant une prise en charge en service de réanimation en fonction des deux groupes.

Le résultat est sans appel : que les patients reçoivent de l’hydroxychloroquine ou non, les conséquences sont similaires. Les auteurs concluent : « Les résultats de cette étude n’incitent pas à l’utilisation de l’hydroxychloroquine pour les patients atteints de Covid-19 admis à l’hôpital quand ils ont besoin d’oxygène. »

Des « effets indésirables plus importants » 

La seconde étude, chinoise, étudiait quant à elle la vitesse à laquelle était éliminé le virus chez les malades souffrant d’une forme bénigne à modérée de la maladie.

Ce sont cette fois 150 patients qui y ont participé, là aussi répartis en deux groupes : l’un recevant de l’hydroxychloroquine, l’autre bénéficiant de soins standards. Comme pour la première étude, les auteurs n’ont pas constaté de différence entre les deux groupes : « L’administration d’hydroxychloroquine n’a pas eu pour effet d’augmenter significativement la probabilité que les malades réduisent leur charge virale par rapport aux traitements standards. »

Plus embêtant, les auteurs notent que « les effets indésirables étaient plus importants chez ceux qui ont reçu de l’hydroxychloroquine ». Ainsi, dans le groupe contrôle, 9% des patients en ont fait les frais, alors qu’ils étaient 30% dans le groupe traité. Ces derniers ont, pour la majorité, souffert de diarrhées.

Ces deux études apportent ainsi plusieurs éléments robustes indiquant une inefficacité de l’hydroxychloroquine face au Covid-19. Des résultats qui « ne plaident pas pour son utilisation comme traitement de routine face à la maladie », écrit le British Medical Journal dans un communiqué.

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