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Le coronavirus accélère la progression de la faim dans le monde selon la FAO

Un homme portant un sac d'aide alimentaire dans la région d'Hajjah au Yémen en juillet 2019 (image d'illustration).
Un homme portant un sac d'aide alimentaire dans la région d'Hajjah au Yémen en juillet 2019 (image d'illustration). AFP Photos/Essa Ahmed
Texte par : RFI Suivre
4 mn

La faim dans le monde augmente encore. Elle a progressé en 2019 et va progresser encore plus vite cette année sous l’effet du coronavirus, estime la FAO, l’organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, qui a publié lundi son rapport annuel.

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Entre 83 et 132 millions de personnes supplémentaires souffriront de la faim cette année à cause du coronavirus. L’estimation est jugée « prudente » par la FAO, en raison des nombreuses incertitudes qui continuent de peser sur l’évolution de la pandémie. Ces millions d’individus s’ajoutent donc aux quelque 690 millions d’êtres humains qui étaient déjà en sous-alimentation chronique l’année dernière, selon les chiffres de la FAO. Soit 8,9 % de la population mondiale.

Il est clair qu’une crise telle que nous connaissons à l’heure actuelle avec la pandémie de Covid-19 pourrait ajouter, en fonction de différents facteurs économiques, entre 83 et 132—millions de personnes au total de personnes sous-alimentés dans le monde en 2020.

Dominique Burgeon, directeur de la Division des urgences et de la réhabilitation de la FAO

La tendance est clairement à la hausse – c’est 10 millions de plus qu’en 2018 et 60 millions de plus qu’en 2014 – ce qui rend encore plus improbable l’un des principaux objectifs de développement durable adoptés par les Nations unies en 2015. Non seulement la faim ne sera pas éradiquée dans le monde en 2030, mais elle devrait alors concerner 840 millions de personnes.

Une alimentation équilibrée hors de portée pour 3 milliards de personnes

Parmi les autres enseignements de ce rapport : 3 milliards de personnes n’ont pas accès à une alimentation équilibrée. La FAO constate qu'« un régime alimentaire sain coûte cinq fois plus cher qu'un régime » ne répondant qu’aux seuls besoins énergétiques et constitué le plus souvent des féculents de base. Ce qui a pour conséquence qu’en même temps que la sous-nutrition progresse l’obésité augmente chez les enfants comme chez les adultes.

Les agences spécialisées de l'ONU estiment que si les modes de consommation alimentaire n'évoluent pas, leur impact en frais de santé directs et en perte de productivité économique devrait atteindre les 1 144 milliards d’euros par an d'ici à 2030.

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