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Coronavirus: l’état du monde face à la pandémie du 13 au 19 juillet

A Hongkong, 100 nouvelles contamination sont eu lieu en une journée, ce dimanche.
A Hongkong, 100 nouvelles contamination sont eu lieu en une journée, ce dimanche. REUTERS/Tyrone Siu
Texte par : RFI Suivre
11 mn

La pandémie provoquée par le nouveau coronavirus a fait au moins 600 000 morts dans le monde depuis sa découverte en Chine en décembre, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles ce dimanche 19 juillet.

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La pandémie continue de progresser au niveau mondial, notamment en Amérique latine ainsi qu’aux Etats-Unis, pays le plus durement touché, avec plus de 140 000 morts. En Europe, de nombreux pays adoptent des mesures préventives pour faire face à la menace d’une deuxième vague. C’est le continent le plus touché avec 200 000 décès depuis décembre. Les 27 pays membres de l'Union européenne essaient difficilement, ce dimanche, à Bruxelles, de trouver un compromis sur un plan de relance économique post-coronavirus.En Chine, d’où est partie la pandémie, le virus n’est toujours pas éradiqué et un nouveau foyer a fait son apparition.

Les pays où la pandémie se stabilise

Au Brésil, l’épidémie a atteint un « plateau », a déclaré samedi l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Cela signifie que le taux de reproduction du virus, qui mesure le nombre de nouvelles personnes contaminées par chaque personne infectée, supérieur à 1,5 ou 2 en avril-mai, se situe désormais entre 0,5 et 1,5 dans les différentes régions du Brésil. L’OMS appelle les autorités à saisir « cette opportunité de repousser la maladie » mais prévient que le pays va devoir « mener une action très soutenue et concertée pour y parvenir ». Le cap des deux millions de contaminations a été franchi jeudi. C’est le pays au deuxième bilan le plus élevé, derrière les Etats-Unis. Le président brésilien, Jair Bolsonaro, a lui aussi été contaminé et se trouve en quarantaine

En Guyane, la situation sanitaire s’améliore. Les autorités ont fait part samedi matin d’une baisse du nombre de nouveaux cas de coronavirus. Le taux de positivité recule également progressivement alors que près de 5 000 tests ont été réalisés la semaine dernière dans ce territoire français d'Amérique du Sud. Les nouvelles admissions à l’hôpital et en réanimation sont, elles aussi, en baisse.

A Mayotte, département français d’outre-mer, très durement touché par l’épidémie, le pic a été dépassé et les contaminations diminuent.

Les pays où la pandémie revient

En Australie, un record de cas de Covid-19 a été atteint à Melbourne, deuxième ville du pays, avec 400 malades. Le reconfinement, décidé il y a 10 jours, n’a pas suffi à endiguer cette flambée. Le Parlement a donc suspendu ses sessions pour deux semaines, de crainte que les députés venant des foyers de contamination ne propagent le virus. Le port du masque sera obligatoire à compter de jeudi prochain dans tous les lieux publics de la ville. L'Etat de Victoria, dans le sud-est du pays, dont Melbourne est la capitale, compte plus de 3 000 cas actifs de Covid-19, dont 363 nouvelles contaminations recensées au cours des dernières 24 heures.  Depuis le début de l'épidémie, près de 12 000 cas de contamination au coronavirus et 122 décès ont été recensés en Australie sur les 25 millions d'habitants de l'île continent.

En Argentine, le gouvernement a annoncé l’assouplissement des mesures de confinement dans la capitale, Buenos Aires, et sa région, malgré un taux de contaminations qui reste élevé. La barre des 2 000 morts liées au coronavirus a été franchie mercredi dernier en Argentine, malgré un confinement strict dans la capitale. Au cours des 24 dernières heures, 4 250 nouveaux cas de Covid-19 ont été recensés, un record. C’est dans la région de Buenos Aires que se concentrent 90% des cas.

En Chine, un nouveau foyer a été découvert dans la région du Xinjiang, au nord-ouest du pays. Une vaste campagne de dépistage a été lancée. Ces nouveaux cas montrent bien combien la Chine a du mal à éradiquer l’épidémie. C’est le premier pays à avoir été touché par le virus, fin 2019.

En Israël, le gouvernement a pris la décision de fermer certains lieux publics pour « éviter un confinement général », en raison du nombre croissant de nouveaux cas dans le pays. Entre le vendredi soir et le dimanche matin, « les magasins non essentiels, les centres commerciaux, les coiffeurs et salons de beauté, les bibliothèques, les zoos, les musées, les piscines, les attractions touristiques et les tramways », seront fermés.

En Europe, face à la menace d’une deuxième vague, les autorités de plusieurs pays ont durci leurs mesures sanitaires. En Espagne, près de 4 millions de Barcelonais sont reconfinés depuis vendredi, pour 15 jours.

Le masque devient obligatoire dans tous les lieux publics clos en France, à partir de lundi, notamment dans les commerces. Le département de la Mayenne, dans l’ouest du pays, compte plusieurs foyers de contamination. La France compte 30 152 morts depuis le début de l’épidémie, dont 14 victimes depuis jeudi.  Santé Publique France estime que la progression et la transmission du virus se confirme tout en restant modérée et maîtrisable.

Même mesure sur le port du masque obligatoire dans les lieux publics clos en Grande-Bretagne, à partir du 24 juillet. Boris Johnson, le Premier ministre, a encouragé les Anglais à reprendre les transports en commun et à retourner sur le lieu de travail à partir du 1er août. La ville de Leicester, dans le centre de l’Angleterre, reconfinée depuis fin juin en raison d’une recrudescence locale de la maladie, va commencer à voir son confinement allégé à partir du 24 juillet.

L’Irlande, elle, est obligée de faire machine arrière : le pays devait rouvrir pleinement ses bars le 13 juillet mais a repoussé la dernière phase du déconfinement au 10 août, à cause d’une résurgence de cas.

En Allemagne, le gouvernement autorise des mesures de confinement renforcées au niveau local avec « des interdictions de sortie » dans des zones géographiques limitées. C'est une nouveauté dans le pays qui jusqu'ici avait une définition souple des confinements basés largement sur l'autodiscipline et la bonne volonté.

Les pays où la pandémie progresse

A Hongkong, la cheffe de l’exécutif Carrie Lam a fait état ce dimanche d’une situation « critique » dans la lutte contre le coronavirus. L’ex-colonie britannique a enregistré plus de 100 nouvelles contaminations en une journée, un record. Carrie Lam a annoncé qu’elle prendrait de nouvelles mesures, comme le fait de rendre obligatoire le port du masque dans les espaces intérieurs publics, ou encore l'obligation de travailler depuis la maison pour le personnel non essentiel de la fonction publique.

Aux Etats-Unis, la situation est telle que les autorités locales du Texas et de l’Arizona, ont commandé des camions frigorifiques pour augmenter la capacité d’accueil des morgues. En fin de semaine, un niveau record de nouveaux cas a été atteints. Les 77 638 nouvelles infections recensées sur une journée portent à près de 3,64 millions le nombre de cas positifs dans le pays depuis le début la pandémie.

En Amérique du sud, l’épidémie continue de progresser. En Colombie, en l'espace de cinq jours, le nombre de décès est passé de 5 000 à 6 000 dans ce pays aux 50 millions d'habitants dont huit millions habitent dans la capitale Bogota. C’est là que se concentre un tiers des cas recensés au niveau national. Selon les autorités de santé colombiennes, l’épidémie devrait atteindre son pic au cours des prochaines semaines.

Au Venezuela, la capitale Caracas et l’Etat voisin de Miranda sont placés en confinement strict (sortie autorisée uniquement pour aller faire des courses) depuis mercredi en raison d’une forte recrudescence des cas de coronavirus.  Le Venezuela applique depuis le mois de juin un système appelé « 7-7 » dans lequel une semaine de confinement strict alterne avec une semaine d'assouplissement des restrictions. Cette semaine est une semaine de confinement assoupli mais au vu de la progression du virus, Nicolas Maduro a décidé d'appliquer un confinement strict.

L'Inde est la troisième nation au monde en nombre de contaminations recensées, après les Etats-Unis et le Brésil. Le pays a franchi le cap du million de cas déclarés.

En Iran, le président Hassan Rohani a déclaré samedi que 35 millions d'Iraniens supplémentaires risquaient de contracter le nouveau coronavirus car le pays ne dispose pas encore d'immunité collective. Il est le premier haut responsable iranien semblant indiquer que le pays compte sur l'immunité grégaire pour éradiquer le virus.

La Suède, qui avait attiré l'attention du monde entier avec sa stratégie moins stricte face au coronavirus, fait face désormais à un nombre quasi record de nouveaux cas de Covid-19 dans l'Union européenne. Mais les autorités assurent que l'épidémie ralentit. Selon les estimations officielles, près d'un Stockholmois sur cinq est actuellement porteur d'anticorps - un ratio supérieur aux autres pays même si la Suède s'est toujours défendue de chercher l'immunité collective. Pour l'Agence de santé publique, qui a piloté la stratégie originale et controversée du pays, cette hausse des nouveaux cas résulte en grande partie d'une augmentation du nombre de tests effectués.

L’info santé

Selon une étude menée par le King’s College de Londres, l’immunité face au Coronavirus serait de courte durée. Selon les prélèvements sanguins réalisés sur 90 patients, 60% des contaminés ont des anticorps efficaces un mois après leur infection mais après trois mois, cela tombe à 17%. Pour certains patients, les anticorps ne sont d’ailleurs même plus détectables.

C’est un coup dur pour les défenseurs de l’immunité collective, mais Bruno Megarbane chef du service réanimation à l’hôpital Lariboisière temporise : « Les anticorps ne sont qu’un aspect de l’immunité acquise à la suite d’une contamination, il existe l’immunité cellulaire. Même si le taux sanguin des anticorps diminue, le fait d’avoir des cellules-mémoires permet de générer rapidement des anticorps si l’on est réexposé. »

 

Les infos insolites

Au Japon, les fans de combats de sumo ont pu assister pour la première fois depuis janvier à une compétition. Environ 2 500 personnes étaient autorisées dans le stade de 11 000 places, malgré une recrudescence de l’épidémie dans le pays. Il était demandé aux spectateurs de s'en tenir aux applaudissements pour exprimer leur enthousiasme, de porter un masque ou encore de ne pas s'approcher des lutteurs pour leur demander des autographes.

Tom Moore, ancien combattant centenaire ayant collecté 33 millions de livres (36,2 millions d’euros) pour le service de santé britannique a été fait chevalier vendredi par la reine Elizabeth II, lors d’une cérémonie au château de Windsor. Alors que toutes les investitures qui devaient se tenir en juin et en juillet ont été reportées, une exception a été faite pour « Captain Tom », qui a conquis le cœur des Britanniques. Pour récolter cet argent, Tom Moore a accompli à petits pas, muni de son déambulateur, 100 tours de son jardin, avant son centième anniversaire, le 30 avril.

Une célèbre marque de vêtements australienne, Lorna Jane, aécopé d’une amende de 4 000 dollars australiens (24 000 euros) pour avoir laissé entendre que ses leggings et ses hauts « anti-virus » étaient efficaces contre le Covid-19. Face aux critiques, l'entreprise, qui a depuis rebaptisé les vêtements en question « antibactériens » au lieu « d’anti-virus », a assuré n'avoir jamais eu l'intention de laisser entendre que ses produits avaient des vertus protectrices.

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