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Paludisme: la résistance des parasites à l'artémisinine touche désormais l'Afrique

Larves d'anophèles, ces moustiques qui sont les principaux vecteurs du paludisme.
Larves d'anophèles, ces moustiques qui sont les principaux vecteurs du paludisme. LUIS ROBAYO / AFP
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Après l'Asie du Sud-Est, la résistance des parasites du paludisme touche maintenant l'Afrique. Des scientifiques français et rwandais ont détecté l'émergence et la diffusion de parasites capables de résister aux dérivés de l'artémisinine, une molécule qui entre dans la composition d'un traitement antipaludique.

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Pour la première fois, des chercheurs de l'Institut Pasteur, en collaboration avec le Programme de lutte contre le paludisme au Rwanda, ont mis en evidence l'apparition dans ce pays de parasites du paludisme devenus résistants à l'artémisinine.

Cette résistance constitue une menace sérieuse, car l'artémisinine est le principal constituant des dernières générations de traitements antipaludiques recommandées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Lepaludisme qui représente un problème majeur de santé Publique sévit dans près de 90 pays, notamment en Afrique, et près de la moitié de la population mondiale est exposée au risque d'infection.

Depuis plus de 15 ans, c'est le traitment appelé ACT qui est recommandé par l'OMS. Il s'agit d'une combinaison thérapeutique associant un dérivé de l'artémisinine. Mais depuis 2008, les parasites ont développé une résistance en Asie du Sud-Est.

Les chercheurs ont réussi à déterminer que les parasites résistants retrouvés au Rwanda ne sont pas issus d'une diffusion de parasites asiatiques.

Pour le moment le traitement à base d'artémisinine reste efficace, mais cette résistance pourrai s'élargir aux autres molécules présentes dans le traitement ACT. Didier Ménard, responsable de l'unité Génétique du paludisme et résistance à l’Institut Pasteur précise les conséquences que cette résistance pourrai impliquer.

Le traitement du paludisme repose sur une combinaison de deux drogues, donc qui inclut l'artémisinine et une drogue partenaire. Donc pour l'instant le scénario qui est fortement probable, c'est que ces parasites sont capables de résister à l'artémisinine et il risque de devenir résistant à la deuxième drogue qui est inclue dans les artémisinines.

Didier Ménard, responsable de l'unité Génétique du paludisme et résistance à l’Institut Pasteur

À lire aussi : Comment se protéger contre le paludisme ?

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