Covid-19: la «mémoire immunitaire», principale arme contre le virus?

Cette image au microscope montre en jaune le SARS-CoV-2 émergeant à la surface des cellules sur un échantillon isolé d'un patient atteint de la Covid-19.
Cette image au microscope montre en jaune le SARS-CoV-2 émergeant à la surface des cellules sur un échantillon isolé d'un patient atteint de la Covid-19. NIAID-RML via AP
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Selon une étude américaine, le corps humain serait capable de développer une immunité contre le SRAS-CoV-2 supérieure à six mois après l'infection grâce aux cellules mémoires. 

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C'est une bonne nouvelle dans la lutte contre la progression de la pandémie de Covid-19. Et elle provient de travaux publiés lundi 18 janvier dans la revue scientifique Nature. Les chercheurs de la Rockefeller University de New York ont montré que le système immunitaire produisait des « cellules-mémoires » qui gardaient la trace de l'attaque au moins six mois après l'infection. 

« Ces cellules ont un spectre de reconnaissance très large. Si elles rencontrent le virus, elles vont pouvoir ensuite fournir une protection plus efficace en cas de nouvelle infection », explique l'immunologiste Claude-Agnès Reynaud, chercheuse à l'Inserm et qui a collaboré avec les auteurs de l'étude en question. Elles vont ensuite déclencher la production d'anticorps en cas de nouvelle attaque du virus. « Ces cellules sont la réponse idéale au vu de la nature du SRAS-CoV-2 dont les symptômes apparaissent au bout de plusieurs jours. Elles auront le temps de s'activer lors d'une réinfection. »

Début janvier, une autre étude américaine parue dans le journal Science parvenait aux mêmes conclusions concernant les « cellules-mémoires ». Mais selon elle, l'immunité persisterait plus de huit mois après l'apparition des symptômes du Covid-19. 

Des cellules mémoires efficaces contre les variants 

L'étude réalisée sur un échantillon de 87 personnes a montré que les anticorps produits par les « cellules-mémoires » étaient plus performants et également plus polyvalents, capables de protéger des variants apparus au Royaume-Uni, au Brésil ou en Afrique du Sud. 

Selon Claude-Agnès Reynaud, « une fois infecté, le système immunitaire anticipe ces variants autour de la structure virale. Cela permet une protection plus large que la nature du virus rencontré. Quelqu'un qui a été confronté au virus par la souche précédente est capable combattre ces variants grâce aux cellules-mémoires. »

Des conclusions extrêmement rassurantes même si l’immunologiste précise que cette protection concerne uniquement « les variants identifiés à ce jour ». 

 

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