Covid-19: la sixième dose du vaccin Pfizer crée la polémique

Initialement, il était prévu d'extraire cinq doses de chaque flacon du vaccin de Pfizer,  il en restait toujours un peu dedans, une marge de sécurité,  suffisante pour pouvoir constituer une sixième dose. La manœuvre pour la prélever est délicate, mais faisable. Mais Pfizer ne l'entend pas de cette oreille. Le laboratoire considère que les États ont commandé des doses, et non des flacons.
Initialement, il était prévu d'extraire cinq doses de chaque flacon du vaccin de Pfizer,  il en restait toujours un peu dedans, une marge de sécurité,  suffisante pour pouvoir constituer une sixième dose. La manœuvre pour la prélever est délicate, mais faisable. Mais Pfizer ne l'entend pas de cette oreille. Le laboratoire considère que les États ont commandé des doses, et non des flacons. AFP - THOMAS KIENZLE
Texte par : RFI Suivre
2 mn

La polémique enfle en Europe après l'annonce de Pfizer. Le laboratoire a en effet annoncé réduire les livraisons de son vaccin, car on peut extraire une sixième dose de chaque flacon, au lieu des cinq doses annoncées. Mais voilà, la technique pour le faire est délicate, et cette dose supplémentaire n'est pas assurée à chaque fois au risque donc pour les États de se retrouver avec moins de doses au total que prévu.

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Initialement, il était prévu d'extraire cinq doses de chaque flacon du vaccin de Pfizer, il en restait toujours un peu dedans, une marge de sécurité. Mais on s'est vite rendu compte que celle-ci était suffisante pour pouvoir constituer une sixième dose. La manœuvre pour la prélever est délicate, il faut des seringues et des aiguilles qui ne gaspillent pas une goutte du produit, mais c'est une manœuvre faisable.

C’est donc une bonne nouvelle puisque les États européens peuvent se retrouver avec plus de doses qu'ils n'en ont commandé. En effet, l'Europe a commandé 600 millions de doses du vaccin, soit originellement 120 millions de flacons, avec la dose bonus, on aurait pu donc avoir 720 millions de doses au total.

Mais Pfizer ne l'entend pas de cette oreille, le laboratoire considère que les États ont commandé des doses, et non des flacons. Il entend donc bien livrer les 600 millions de doses prévues, mais avec seulement 100 millions de flacons. 

Forcément, en Europe, cette décision passe mal puisque les États pensaient acheter un flacon de cinq doses avec potentiellement un bonus, ils paient désormais le même prix pour 6 doses dont la dernière n'est pas garantie.

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