Un Breton en partance pour le pôle Nord pour raconter «la banquise qui disparaît»

Vincent Grison partira avec son canot pour rejoindre la banquise qui borde le Groenland, qu'il compte explorer durant 1 mois.
Vincent Grison partira avec son canot pour rejoindre la banquise qui borde le Groenland, qu'il compte explorer durant 1 mois. Gettyimages/Sue Flood

Il s'est élancé ce samedi matin de Rennes, en Bretagne, pour le pôle Nord: un architecte naval de 34 ans vient d'entamer une expédition de 3 mois à bord d'un canot propulsé par la force musculaire et le vent. Dans un premier temps, Vincent Grison va rejoindre la côte de la Manche en tirant à vélo son bateau, qui sera ensuite transporté par voilier vers l’Islande. C'est de là qu'il partira avec son canot pour rejoindre la banquise qui borde le Groenland, qu'il compte explorer durant 1 mois. Son objectif est de raconter « la banquise qui disparaît ».

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L'architecte naval a conçu lui-même le bateau jaune fluo qui lui servira aussi de lieu de vie, un canot de 5,5m de long sur 1m de large et de hauteur, capable de produire de l'électricité via des panneaux solaires. Mais c'est à la force des bras et du vent que Vincent Grison va devoir déplacer les quelque 150 kilos de bateau et de matériels embarqués pour parcourir la banquise. Il sera aidé à distance par des universitaires de Rennes 2, avec lesquels il a développé un partenariat de recherche.

« Je suis allé les voir, explique-t-il, avec une première question : est-il possible de cartographier les glaces, puisqu’elles bougent en permanence sur la banquise arctique. Ils m’ont dit que ces cartes n’existaient pas encore et qu’on pourrait essayer de les créer. Depuis deux ans donc, on essaie de créer un outil qui permet de cartographier les glaces, grâce à de l’imagerie radar satellite, on produit des cartes à la demande, c’est vraiment un échange de bons procédés. Eux vont me fournir des cartes qui vont me permettre de me repérer, de savoir où sont les plaques de glaces, où est l’eau, et moi en échange je leur transmets des images aériennes prises par drones afin qu’ils puissent étalonner leurs images. »

Le projet vise aussi à sensibiliser les plus jeunes aux conséquences du changement climatique, avec des programmes éducatifs envoyés depuis la banquise aux 3 000 écoliers et collégiens qui suivent depuis des mois les préparatifs de l'expédition. « Ça veut dire être capable de faire des visioconférences, de pouvoir discuter avec les enfants, envoyer des images, des vidéos, poursuit Vincent Grison. L’idée est avant tout de susciter leur intérêt avant d’essayer de leur faire apprendre quelque chose. Et je fais le pari que par la curiosité ils feront des bons choix plus tard. »

Une expédition à suivre notamment sur le site rennespolenord.com

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