Les enfants nés prématurément en France se portent de mieux en mieux selon une étude

Le suivi des nourrissons prématurés est parfois compliqué à la sortie des services de néonatologie puis tout au long de l’enfance.
Le suivi des nourrissons prématurés est parfois compliqué à la sortie des services de néonatologie puis tout au long de l’enfance. RFI/Habibou Bangré

Comment se portent les enfants nés prématurément en France, 5 ans après leur naissance ? C’est à cette question que tente de répondre une étude de l’Inserm, l'Institut national de la santé et de la recherche médicale publiée ce jeudi 29 avril dans le British Medical Journal. Elle a été menée sur environ 3 000 enfants.

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L’étude porte sur des enfants nés en France après 5 à 7 mois et demi de grossesse. Elle montre que, à l’âge de 5 ans, selon le degré de prématurité, de 35% à 55% des enfants ont un développement proche de la normale. Les autres ont des déficiences plus ou moins sévères. Cela peut être des troubles moteurs liés à une paralysie d’origine cérébrale, des problèmes d’audition ou de vue, des difficultés cognitives. La comparaison avec une étude menée en 1997 révèle cependant des progrès dans la prise en charge des bébés prématurés en France.

« On a eu dans cette population, notamment d’enfants grands prématurés, une amélioration très sensible de la survie, c’est-à-dire le nombre d’enfants qui rentrent vivants à domicile, analyse le Pr Pierre-Yves Ancel, chercheur à l’Inserm et l’un des auteurs de l'étude. On était aux alentours de 70 en 1997, on est passé à presque 80%. L’autre élément sur le plan du développement est que, parmi les enfants qui ont survécu, une réduction de quasiment de moitié des formes graves de déficiences motrices qu’on appelle les paralysies cérébrales. On était autour de 10% en moyenne, on est passé à quasiment 5% si on prend l’ensemble de cette population-là. »

En revanche, le suivi des nourrissons prématurés est parfois compliqué à la sortie des services de néonatologie puis tout au long de l’enfance : parents livrés à eux-mêmes, pas assez de places dans les réseaux de soins dédiés, ni de soutien adapté à l’école.

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