Conquête spatiale: en Suisse, des étudiants vivent en autarcie dans une «base lunaire»

En Suisse, des étudiants ont devancé l'agence spatiale américaine. Depuis une semaine, six d'entre eux vivent en autarcie dans une base lunaire aménagée à 400m sous les montagnes suisses.
En Suisse, des étudiants ont devancé l'agence spatiale américaine. Depuis une semaine, six d'entre eux vivent en autarcie dans une base lunaire aménagée à 400m sous les montagnes suisses. Getty Images - photovideostock

L'homme va-t-il refouler le sol de la Lune ? Pressée par Donald Trump pendant son mandat, la NASA doit envoyer une mission habitée en 2024. Avec, à terme, l'objectif d'installer une base permanente sur notre satellite. En Suisse, des étudiants ont devancé l'agence spatiale américaine. Depuis une semaine, six d'entre eux vivent en autarcie dans une «base lunaire» aménagée à 400m sous les montagnes suisses. Objectif : faire avancer la conquête spatiale et, pourquoi pas, créer des vocations.

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Avec notre correspondant à Genève, Jérémie Lanche

Asclepios 1. C'est le nom de la mission. Un projet un peu fou imaginé par des étudiants de l'École polytechnique fédérale de Lausanne. Mais Asclepios, c'est surtout une mission scientifique, rappelle le Français Julien Corsin, l’un des six astronautes choisis pour faire partie de l'équipage : « Il y a des tâches ménagères qui sont indispensables à la bonne vie dans la base, et puis il y a les tâches scientifiques, qui sont la géologie, la topographie. On a aussi les sorties extravéhiculaires, on met une combinaison et on s'aventure dans notre Lune analogue. »

Pas de place pour l'amateurisme

Asclepios est la première mission lunaire menée entièrement par des étudiants, depuis les astronautes jusqu'aux sept membres du centre de commandes qui les suivent 24h/24 grâce aux caméras. Ici pas de place pour l'amateurisme. Et surtout pas au moment de s'aventurer en dehors de la base. « On ne brise pas le réalisme, à aucun moment, poursuit Julien Corsin. Même si on a de la buée sur nos casques, ou que la chaleur est insupportable, on garde les casques comme si on était vraiment sans atmosphère. On joue aux astronautes au maximum de nos capacités. »

Preuve que Asclepios est une vraie expérience scientifique, son coût. Il a fallu près de 230 000 euros et 2 ans de travail pour que le projet voie le jour. Il a attiré les étudiants du monde entier. L'un des participants espère par exemple que la mission l'aidera à poursuivre son rêve : celui de devenir le premier astronaute chilien de l'histoire. Pour lui comme pour les autres, le retour sur terre est prévu demain mardi.

► À écouter aussi : Pourquoi la conquête spatiale fait-elle rêver les puissants?

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