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Rugby: les commotions font "peur" mais c'est un risque "à accepter", estime Cane

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Wellington (AFP)

Les commotions cérébrales font "peur" mais font partie "des risques à accepter" dans la pratique du rugby, a estimé le capitaine de la Nouvelle-Zélande Sam Cane, interrogé sur le cas d'anciens joueurs qui envisagent une action collective en justice.

"Ça fait toujours peur quand on prend des coups comme j'ai pu en prendre", a expliqué à Radio New Zealand, Cane, victime d'une commotion en août lors du Super Rugby néo-zélandais avec la franchise des Chiefs.

"Il y a toujours une possibilité pour ça (une commotion) et cela peut arriver à un moment ou un autre. C'est l'un des risques à accepter en pratiquant ce sport", a poursuivi le troisième ligne des All Blacks, 28 ans.

"L'évolution du jeu, devenu si physique et si brutal avec des athlètes plus grands et plus forts, augmente probablement le risque que ce genre de choses arrivent plus que par le passé", a ajouté Cane en évoquant une perte de mémoire après une commotion sur le terrain.

"Mais je peux dire franchement que je n'ai jamais ressenti de pression pour (continuer de) jouer après un choc à la tête", a souligné le capitaine des All Blacks.

"Je pense qu'on s'occupe particulièrement bien de nous ici en Nouvelle-Zélande et en écoutant les histoires de gars ailleurs dans le monde, il semble que la Nouvelle-Zélande soit en pointe en matière de bien-être des joueurs, ne serait-ce que par le temps de repos qui leur est accordé", a conclu Cane.

World Rugby et les fédérations anglaise et galloise ont annoncé jeudi avoir reçu la lettre envoyée par les avocats de huit anciens joueurs chez lesquels des signes précoces de démence et de probable encéphalopathie chronique traumatique - une affection cérébrale due aux chocs qui évolue souvent en maladies neurodégénératives - ont été diagnostiqués.

Ce groupe de joueurs, dans lequel figure notamment le talonneur Steve Thompson, champion du monde avec l'Angleterre en 2003 mais qui dit n'en garder "aucun souvenir", réclament des millions de livres de dommages et intérêts aux autorités, avant une possible action collective en justice. Six autres joueurs à la retraite se sont joints à la procédure cette semaine.

Le président de World Rugby Bill Beaumont a estimé de son côté que "les mesures de protection nécessaires dans le rugby sont en place", dans une lettre publiée jeudi.

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