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Vendée Globe: "voie royale" ou ralentissement général, gare à l'anticyclone

Le skipper Yannick Bestaven à la barre de son voilier "Maître Coq" au large de La Rochelle, le 7 octobre 2020, un mois avant son départ pour le Vendée Globe
Le skipper Yannick Bestaven à la barre de son voilier "Maître Coq" au large de La Rochelle, le 7 octobre 2020, un mois avant son départ pour le Vendée Globe Sebastien SALOM-GOMIS AFP/Archives
3 mn
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Paris (AFP)

"Les dés sont jetés": pour le leader du Vendée Globe Yannick Bestaven comme ses deux plus proches poursuivants, qui ont chacun adopté des trajectoires différentes pour négocier un anticyclone capricieux, les jours qui viennent s'annoncent décisifs.

Dans le Pacifique sud, en route vers le "point Nemo", le point maritime le plus éloigné des terres, les trois skippers français se tiennent mercredi en moins de 200 milles nautiques, alors qu'il en reste un peu plus de 10.000 à parcourir.

Troisième à 191,1 nm (354 km) de la tête de course mercredi au classement de 17h00 GMT, le Dunkerquois Thomas Ruyant (LinkedOut) a opté pour la trajectoire la plus septentrionale.

"J’ai choisi d’arrêter de plonger vers le Sud. Je suis allé choper le coin droit du centre de l’anticyclone. J’ai plutôt choisi la bascule que la pression", a détaillé le skipper de 39 ans lors d'une vacation avec le PC course.

A l'inverse, Charlie Dalin (2e) a choisi de faire route au sud, au plus près de la zone d'exclusion antarctique.

"Toute la difficulté va résider dans la gestion du timing de déplacement de cet anticyclone", a jugé mercredi matin Apivia, le sponsor du Havrais.

Sa crainte: que Yannick Bestaven, fort d'une avance de 78,9 milles (146 km) qui s'est cependant légèrement réduite, n'échappe aux hautes pressions et s'ouvre "une voie royale vers le cap Horn".

- "Traverser le bout du monde" -

Pour l'heure, le prochain repère en vue est le point Nemo, ce repère symbole d'éloignement absolu.

Un isolement dont les vertus ont fini par séduire Isabelle Joschke (MACSF), 7e et seule femme d'un groupe de cinq skippers se tenant en moins de 40 milles.

"Je trouve ça incroyable de voir combien ça me faisait peur de traverser ces mers du sud --ça me faisait frissonner rien que d'y penser-- et maintenant que j'y suis, le plaisir que j'ai", a confié la navigatrice franco-allemande à l'AFP.

"De la Nouvelle-Zélande au cap Horn, je vais traverser le bout du bout du monde, c'est-à-dire le point Nemo, cet endroit le plus éloigné de toute terre, j'y vais et je m'en réjouis !" s'est-elle félicitée.

Près de 400 milles devant elle, Yannick Bestaven a opté pour une trajectoire centrale, au sud de celle de Ruyant et au nord de celle de Dalin.

Les jours qui viennent s'annoncent festifs pour le leader, entre Noël, son anniversaire le 28 décembre et le passage à l'année nouvelle.

"C’est original de fêter ça en mer, c’est une première fois ! Je vais laisser le capot avant ouvert au cas où le père Noël passe", s'est amusé Bestaven mercredi lors d'une vacation.

Quant à la course, "il y a encore des heures difficiles à venir, mais le fait d’être le plus à l’Est, ce n’est pas mal par rapport à Charlie (Dalin)".

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