Open d'Australie: "J'étais au Nirvana", décrit Tsitsipas

Le Grec Stefanos Tsitsipas contre l'Espagnol Rafael Nadal à l'Open d'Australie, le 17 février 2021 à Melbourne
Le Grec Stefanos Tsitsipas contre l'Espagnol Rafael Nadal à l'Open d'Australie, le 17 février 2021 à Melbourne Brandon MALONE AFP
4 mn
Publicité

Melbourne (AFP)

Complètement étouffé par Rafael Nadal durant deux sets, mercredi en quarts de finale de l'Open d'Australie, Stefanos Tsitsipas a trouvé les ressources pour élever son niveau de jeu au point de renverser le match à son avantage. "J'étais au Nirvana", a-t-il décrit.

Vainqueur de son quart face au N.2 mondial, 3-6, 2-6, 7-6 (7/4), 6-4, 7-5, Tsitsipas (6e mondial) affrontera Daniil Medvedev (4e) pour une place en finale, sa première en Grand Chelem.

QUESTION: Que vous est-il passé par la tête lorsque vous avez repris vie dans ce match ?

REPONSE: "En fait, je ne pensais pas vraiment à grand chose... J'avais l'esprit vide. Comment le décrire ? J'étais au Nirvana. Je jouais, sans penser. Enfin, je pensais un peu, mais j'étais simplement concentré sur chacun de mes services, sur chacun de mes coups. Au troisième set, j'ai modifié certaines choses, mes schémas de jeu. J'ai peut-être pris un peu plus de temps. Et ça a aidé. Je voulais rester sur le court un peu plus longtemps. Et puis tout s'est mis en place. Tout seul. J'ai joué plus libéré parce que, honnêtement, je m'en moquais. Ca m'était égal et c'est ce qui a fait que mon niveau de jeu s'est élevé."

Q: C'est pour vivre et partager ce genre de moments que vous jouez au tennis ?

R: "C'était effectivement un moment particulier à partager avec mon père. Pas seulement avec mon père, mais avec toute mon équipe. Je n'ai pas vécu beaucoup de moments comme celui-là dans ma carrière. Et le fait d'avoir réussi à revenir au score, la façon dont je l'ai fait, et le fait de m'être ainsi battu contre un aussi grand joueur que Rafa, c'était encore plus grand. Quelque chose que je n'avais encore jamais ressenti. C'était une première fois. Pouvoir embrasser les membres de mon équipe et partager avec eux ce moment, c'était épique. C'est ce dont j'avais rêvé et je suis heureux d'être là où je suis aujourd'hui. Mais il reste beaucoup à faire."

Q: Après un match si long et si riche émotionnellement, comment allez-vous préparer la demi-finale contre Medvedev ?

R: "Ce que je peux dire, c'est que j'ai beaucoup joué aujourd'hui. J'ai beaucoup joué... Je peux y voir une chance de mieux sentir ce court, comprendre l'environnement. Ca, ce serait un côté positif. Mais d'un autre côté, j'ai passé plus de temps que lui sur le court, j'ai plus tiré sur mon corps, je me suis mis dans des situations plus compliquées. Même si, finalement, je me sens plutôt bien. Je ne me sens pas complètement épuisé. Avec l'expérience, j'ai compris comment préserver mon énergie et à quel moment me mettre dans le rouge durant le match. Contre Medvedev ce sera difficile. Je l'ai joué l'an dernier (en phase de poules des Masters de fin de saison). J'avais fait un bon match (le Grec s'était imposé, mais le Russe avait remporté le tournoi, ndlr). Il est en pleine forme, il joue un bon tennis, un tennis juste, simple. J'ai pu dire par le passé qu'il jouait un tennis ennuyeux, mais je ne le pense pas réellement. Il joue juste très intelligemment et vous domine. Il faudra vraiment que je fasse très attention, que je saisisse mes chances et que je lui mette la pression."

Propos recueillis en conférence de presse