Coe promet la parité dans la fédération internationale d'athlétisme

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Paris (AFP)

La parité sexuelle dans les instances dirigeantes de la fédération internationale d'athlétisme, World Athletics, sera atteinte d'ici 2027, a déclaré lundi son président, Sebastian Coe.

La proportion est actuellement d'un tiers de femmes parmi les 26 membres de son instance exécutive, a précisé le responsable lors d'un entretien à l'AFP donné à l'occasion d'une campagne #WeGrowAthletics, lancée le jour de la journée internationale pour les droits des femmes.

En 2016, quand a été lancée une politique de rééquilibrage au sein des instances, "nous avions la parité dans les compétitions, la parité en terme de salaire, mais nous n'avions pas la parité dans les instances", a dit l'ancien athlète britannique.

"Cela n'avait aucun sens d'avoir autant de parité instinctive dans notre sport, où une femme médaillée d'or reçoit autant d'argent qu'Usain Bolt, et que dans le même temps, (il n'y ait pas cette parité) dans les instances".

"Désormais, 30% des membres du conseil (exécutif) sont des femmes, Ximena Restrepo a été élue vice-présidente en 2019 et nous avons pour mandat d'atteindre 50% en 2027", a-t-il ajouté.

Il s'agit de la première femme désignée à ce poste.

"Il est irréfutable que des organisations qui ne sont pas diverses et manquent d'inclusivité ont des performances de 15% inférieures", poursuit Sebastian Coe.

"Je ne suis pas certain qu'actuellement une femme puisse fermer les yeux et s'imaginer à mon poste. Je veux que cela change", a encore dit le Britannique qui veut voir plus de femmes devenir entraîneures et formatrices.

Plus symboliquement, le responsable entend introduire un changement aux Mondiaux-2022 à Eugene aux Etats-Unis: ce sera le relais 4x400 m dames, et non celui des messieurs, qui clôturera la compétition.

La fédération internationale d'athlétisme a été en butte aux critiques pour avoir décidé d'empêcher l'athlète sud-africaine Caster Semenya de participer à certaines courses parce qu'elle refuse un traitement pour faire baisser son taux de testostérone.

La sportive de 29 ans, qui présente un excès naturel d'hormones sexuelles mâles, mène depuis plus de dix ans un bras de fer avec World Athletics.

Cette question est "un immense défi", a reconnu Sebastian Coe. Mais il s'agit d'établir "une égalité sur le terrain" et d'avoir une "conscience aiguë de l'équité".

Dans un communiqué, World Athletics a défendu sa position sur ce dossier, s'affirmant en faveur d'un règlement "conforme à la légalité et légitime" et des "moyens proportionnés afin d'assurer que toutes les athlètes femmes puissent concourir sur un pied d'égalité".