Tennis: "Armer nos gamins pour le plus haut niveau", l'objectif du nouveau DTN

Le DTN du tennis par intérim Nicolas Escudé veut "armer nos gamins pour le plus haut niveau" et les responsabiliser en vue du Grand Chelem
Le DTN du tennis par intérim Nicolas Escudé veut "armer nos gamins pour le plus haut niveau" et les responsabiliser en vue du Grand Chelem PAUL CROCK AFP
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Paris (AFP)

Le DTN du tennis par intérim Nicolas Escudé a affiché lundi ses objectifs, "armer nos gamins pour le plus haut niveau", tout en soulignant que "la dernière marche", qui mène vers un titre du Grand Chelem, ne pourrait être gravie que par une volonté individuelle.

L'ancien joueur, âgé de 44 ans, devrait être confirmé dans ses fonctions après le tournoi de Roland-Garros (24 mai - 6 juin), au terme d'un processus réglementaire.

QUESTION: Quels sont vos objectifs de DTN ?

REPONSE: "Il faut absolument qu'on remette du volume et de la masse au niveau de nos jeunes. Dans des pôles où on va les réunir, où on va pouvoir les confronter, où on va pouvoir les construire. Sans les mettre dans la compétition directe dès le plus jeune âge, il faut que ça vive, il faut qu'il se passe des choses, des rires, des pleurs, des partages. L'une de mes priorités sera de remettre du volume en bas de la pyramide parce que je trouve qu'il n'y en avait pas assez, que c'était trop sélectif. Plus on a de joueurs et de joueuses, plus on se donne les chances d'en avoir un qui, quelque part, à un moment donné, ira au bout avec un trophée soulevé au-dessus de la tête. Chez les plus jeunes, la compétition est importante, mais ce n'est pas une finalité. Pour caricaturer, qu'on ait les champions du monde minimes, cadets ou juniors, c'est très bien. Moi, ce qui m'intéresse, c'est d'en avoir un ou une qui gagne le grand tableau de Roland-Garros. Ca, ca m'intéresse."

Q: Vous parlez de recréer un tennis à la française. Qu'entendez-vous par là ?

REPONSE: "Ma vision n'est pas d'entraîner notre N.1, mais d'armer nos gamins pour qu'ils arrivent le plus vite possible au plus haut niveau. Il faut responsabiliser, sensibiliser le joueur et la joueuse à ce que va être son métier s'il se lance dans cette voie là. Et surtout, lui faire prendre conscience qu'une fois qu'il va être pratiquement tout là haut -parce que moi, quand je dis tout là haut, c'est quand on soulève la coupe de Roland-Garros ou d'un autre Grand Chelem au-dessus de la tête-, la dernière marche, c'est lui. Nous, notre boulot il aura été fait. La Fédération a été beaucoup critiquée, mais quand on regarde la façon dont se sont comportés nos garçons ou nos filles depuis pas mal d'années, les résultats ne sont pas loin d'être exceptionnels. Oui, effectivement, il manque le truc suprême, le trophée suprême, le tournoi du Grand Chelem. Mais est-ce qu'il est de notre responsabilité ? Oui, si avant on n'a pas bien fait les choses."

Q: Allez-vous insister sur le travail psychologique ?

R: "C'est un secteur capital pour le sportif de haut niveau. C'est en train de se démocratiser en France, tous sports confondus. Chaque joueur, chaque individu est différent. Pour certains ça va être un psy, pour d'autres de la préparation mentale, du yoga, de la méditation... Le travail sera forcément en fonction de l'âge des enfants, mais dès le plus jeune âge, il faudra les sensibiliser à ça, commencer à leur faire toucher du doigt l'importance de ce domaine là."

Propos recueillis en conférence de presse