Extreme E: "ça va se monter dessus", annonce Loeb

Le pilote français Sébastien Loeb, à la veille du checkup du Rallye du Dakar, le 31 décembre 2020 à Jeddah (Arabie Saoudite)
Le pilote français Sébastien Loeb, à la veille du checkup du Rallye du Dakar, le 31 décembre 2020 à Jeddah (Arabie Saoudite) FRANCK FIFE AFP/Archives
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Al-Ula (Arabie saoudite) (AFP)

"Roue contre roue, ça va se monter dessus": le pilote français Sébastien Loeb explique à l'AFP pourquoi il s'est engagé en Extreme E et ce qu'il attend de la nouvelle compétition de véhicules électriques tout-terrain, qui commence samedi en Arabie saoudite.

Question: Pourquoi s'être engagé en Extreme E ?

Réponse: "C'est un concept innovant, je me suis dit que ça pouvait être sympa. J'étais pas mal demandé par les équipes comme c'est un peu un mélange de rallycross et de rallye-raid, donc je me suis dit +pourquoi pas+. C'est aussi le fait d'aller dans des pays originaux, des endroits vraiment décalés, dans lesquels on ne serait peut-être pas allé autrement (Arabie saoudite, Sénégal, Groenland, Amazonie et Terre de feu en Argentine, ndlr). Et pour le format de course aussi, qui est un peu comme du rallycross. J'ai beaucoup aimé mes années rallycross, je m'étais bien amusé, je trouve que la bagarre comme ça c'est sympa, même si là c'est une voiture et un terrain différent. Il va falloir faire gaffe. A mon avis, roue contre roue, ça va se monter dessus. Les voitures ne sont pas étudiées pour, contrairement à des voitures de rallycross renforcées sur des endroits spécifiques pour justement prévenir les contacts. Mais on ne va pas non plus tourner sur une piste de 600 mètres de long avec des épingles, il va y avoir plus d'espace."

Q: Le projet veut utiliser les courses pour sensibiliser le public au changement climatique. Qu'en pensez-vous ?

R: "Tout le côté écologique est original. Je trouve que c'est une manière sympa de parler de ces thèmes, parce qu'on est tous concernés. Le fait de véhiculer une image, de faire ouvrir les yeux aux gens sur le changement climatique, c'est une bonne chose. Aujourd'hui, le sport auto en a besoin, c'est une bonne initiative. Il faudra voir comment ça prend. Beaucoup de fans de sport auto ont un a priori sur le sport mécanique électrique. Mais si l'électrique devient dominant dans la voiture de tous les jours, le sport mécanique sera obligé d'y aller aussi. Et, avec le temps, les nouvelles générations aimeront le sport auto électrique parce qu'ils n'auront connu que ça. C'est sûr que, quand tu as connu les bruits des moteurs qu'on a connus nous, ça fait un peu moins vibrer aujourd'hui d'entendre... rien. Mais ça fait partie de l'évolution des choses."

Q: Vous roulez pour l'équipe de Lewis Hamilton. Quelle relation avez-vous avec lui ?

R: "C'est une fierté de pouvoir rouler pour Hamilton. C'est LA référence en F1 aujourd'hui, il a créé son équipe et je roule pour lui, donc ça fait plaisir. C'est sûrement le +team+ le plus prestigieux. Je ne le connaissais pas beaucoup avant, on s'était rencontré sur des remises de prix. On s'est fait des visio-conférences, il est vraiment branché écologie, il a envie de rendre à la planète ce qu'il a consommé."

Propos recueillis par Olivier LEVRAULT.