Athlétisme: Ruth Chepngetich appose sa marque sur le semi-marathon

La Kényane Ruth Chepngetich, lors du marathon de Londres, le 4 octobre 2020
La Kényane Ruth Chepngetich, lors du marathon de Londres, le 4 octobre 2020 JOHN SIBLEY POOL/AFP/Archives
Publicité

Paris (AFP)

Championne du monde de marathon, la Kényane Ruth Chepngetich trône désormais aussi sur le semi-marathon, grâce à un temps canon (1:04’02) réalisé dimanche à Istanbul, qui a abaissé la référence mondiale de près de 30 secondes.

La meilleure performance mondiale sur la distance (21,0975 km) était jusqu'ici la propriété de l'Éthiopienne Ababel Yeshaneh, qui s'en était emparé en février 2020 grâce à un chrono de 1:04'31.

Sacrée championne du monde de marathon à Doha en 2019, l'athlète de 26 ans a devancé dimanche l'Éthiopienne Yalemzerf Yehualaw (1:04'40) et la Kényane Hellen Obiri (1:04'51). C'est d'ailleurs la première fois que trois femmes ont bouclé un semi-marathon en moins d'1 heure et 5 minutes.

Déjà lauréate de l'épreuve en 2017 et 2019, Chepngetich a poursuivi sa série d'une régularité mathématique, malgré une concurrence féroce incarnée notamment par la Kényane Brigid Kosgei, la femme la plus rapide du monde au marathon (2:14'04 en octobre 2019), qui a terminé cinquième à Istanbul, avec près de deux minutes de retard.

Chepngetich est partie rapidement et a franchi les 10 kilomètres en 30 minutes et 21 secondes, avant de continuer sur les mêmes bases dans les dix suivants et de fléchir quelque peu dans le dernier kilomètre.

Cette performance couronne une progression régulière sur la distance. En novembre, elle avait déjà établi un record personnel en descendant à 1h 05 min 06 sec, soit 24 secondes de moins que sa précédente référence, réalisée en 2019 déjà à Istanbul (1:05'30).

Le succès de Chepngetich, obtenu par temps pluvieux, confirme par ailleurs l'emballement des chronomètres mondiaux dans les courses sur route.

- Kandie bat Kamworor, le Kenya à la fête -

Dans l'épreuve masculine, dont le plateau était également très relevé, c'est aussi un Kényan, Kibiwott Kandie, qui s'est imposé. Mais avec un temps de 59 minutes et 35 secondes, il est resté à bonne distance de son propre record du monde (57'32 en décembre à Valence).

L'ancien détenteur de la référence mondiale, son compatriote Geoffrey Kamworor, a terminé deuxième à trois secondes du vainqueur.

Le podium a été complété par un troisième coureur du même pays, Roncer Kipkorir, arrivé en 59:46.

Le Kenya confirme ainsi sa suprématie sur la distance, cinq des six meilleurs temps de l'histoire ayant été signés par des athlètes du pays.

Kandie, vice-champion du monde de semi-marathon, a résisté au retour de son grand rival Kamworor, triple champion du monde, dans les derniers hectomètres.

A l'arrivée, il a battu de 15 secondes le record de l'épreuve, détenu par le vainqueur 2018 Amdework Walelegn. L'Éthiopien a terminé quatrième dimanche (59'46).

Malgré sa victoire, Kandie démarre sa saison un ton en-dessous de ses performances de l'année précédente, toutes bouclées en moins de 59 minutes.