Masters d'Augusta: Justin Rose éclot en tête, les cadors se fanent

L'Anglais Justin Rose sur le green du trou 18 lors du premier tour du Masters d'Augusta, aux Etats-Unis, le 8 avril 2021
L'Anglais Justin Rose sur le green du trou 18 lors du premier tour du Masters d'Augusta, aux Etats-Unis, le 8 avril 2021 Kevin C. Cox GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP
Publicité

Augusta (Etats-Unis) (AFP)

Auteur d'un eagle qui l'a relancé après une mauvaise une entame, l'Anglais Justin Rose a ensuite été irrésistible (-7) pour prendre les commandes du Masters d'Augusta, jeudi, les favoris pointant déjà loin de lui après un premier tour qui a fait des dégâts.

Le tenant du titre Dustin Johnson? En difficulté avec un +2. Justin Thomas, son dauphin au classement mondial, et Collin Morikawa, 4e? A peine mieux avec +1. Jon Rahm, 3e mondial ? Tout juste dans le par avec 0. Bryson DeChambeau (N.5) et Rory McIlroy (N.11)? Largués avec +4.

Dire que ces cadors ont passé une journée difficile sur le parours ferme et fusant d'Augusta est un euphémisme. Pour certains il leur faudra même sérieusement se reprendre vendredi sous peine de ne pas passer le cut.

Fort d'une carte de 65, Rose est lui, après seulement 18 des 72 trous à parcourir, un prétendant sérieux à la veste verte. Lauréat de l'US Open 2013, il compte quatre longueurs d'avance sur un duo composé du Japonais Hideki Matsuyama, comme lui auteur d'un eagle sur le N.8, et de l'Américain Brian Harman.

L'Anglais de 40 ans a d'abord commis deux bogeys aux N.1 et N.7, avant cet eagle symbolisant sa soudaine envolée. Il a ensuite enchaîné pas moins de sept birdies sur les dix derniers trous, son plus bas score en 59 tours disputés au Masters.

- "Goût amer" -

"Le départ a été lent, mais l'expérience a joué en ma faveur. Je savais que ce serait une journée difficile ici, mais aussi que si je pouvais rester près du par, cela deviendrait une bonne journée. Et faire un eagle au N.8 a été énorme", a commenté celui qui a fini 2e du Masters en 2015 et 2017.

"Même si je n'ai pas encore un bras dans la veste, j'ai l'impression d'avoir été là pour voir ce que c'est", a déclaré Rose.

De ceux qui peuvent se targuer de l'avoir déjà endossée, l'Américain Patrick Reed (7e mondial), vainqueur de l'épreuve 2018, est le plus près au classement, partageant la 4e place à cinq coups, avec ses compatriotes Webb Simpson, vainqueur de l'US Open 2012, et Will Zalatoris, ainsi que le Sud-Africain Christiaan Bezuidenhout.

Jordan Spieth, vainqueur en 2015 est aussi en embuscade (-1) menant un quinté de concurrents à la 8e place.

Quant au grand favori, Dustin Johnson (31e), qui avait survolé les débats en novembre lors de la précédente édition, il a été laborieux de bout en bout, à l'image de ce putt d'environ 60 cm manqué au 18e trou synonyme de double bogey au pire moment.

"Les conditions étaient très difficiles. Les greens sont toujours un défi ici, mais le vent aussi. Il y avait des rafales, c'était assez difficile. J'ai pourtant l'impression d'avoir assez bien joué. Mais le dernier trou m'a laissé un goût amer dans la bouche", a-t-il réagi.

- McIlroy touche son père -

Justin Thomas a lui mieux fini qu'il n'avait commencé, ses deux birdies venant légèrement compenser trois bogeys concédés en première partie de parcours. Il partage la 20e place avec dix autres golfeurs dont Collin Morikawa, le dernier vainqueur de l'USPGA.

Rory McIlroy, qui rêve d'ajouter ce Majeur à son palmarès, a lui réalisé son pire départ à Augusta (76). Et pour couronner le tout, une de ses approches ratées sur le N.7 a malencontreusement atteint la jambe de... son père Gerry, sans gravité néanmoins.

A la 60e place (+4), il côtoie Bryson DeChambeau, lauréat du dernier US Open 2020, et l'Espagnol Sergio Garcia, sacré à Augusta en 2017, qui a comparé sa journée à un combat de boxe. "Je me sens comme si je sortais du ring après 12 rounds avec Evander Holyfield", a-t-il dit.

Son compatriote Jon Rahm, arrivé que mercredi à Augusta, après la naissance de son premier enfant dimanche, a lui aussi vécu cette journée comme "une bataille" bien qu'ayant limité la casse (13e, 0). "Il n'y a pas eu un seul moment où je me suis senti détendu. Tout le monde a lutté."

Y compris Victor Perez, seul représentant français cette année, qui en est presque sorti K.O. avec sept bogeys et un seul birdie au bout (75e, +6).