Italie: l'AC Milan assomme une Juventus au bord du vide (3-0)

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Rome (AFP)

L'AC Milan a assommé la Juventus Turin (3-0) pour éjecter les Bianconeri (5e) du Top 4 qualificatif pour la prochaine Ligue des champions, dans une soirée assombrie par la sortie sur blessure de Zlatan Ibrahimovic à quelques semaines de l'Euro.

Le président turinois Andrea Agnelli, tête basse dans les tribunes du Juventus Stadium, risque désormais vraiment de ne pas participer à cette C1 qu'il rêve de remplacer par la Super Ligue.

Sa Juve, appliquée en première mi-temps mais en panne de confiance, a été dépassée par l'enthousiasme milanais. Brahim Diaz, le titulaire qu'on n'attenait pas, et Ante Rebic, entré à la place de Ibra, touché au genou gauche, ont donné l'avantage logique aux Rossoneri sur deux buts magnifiques (45+1e et 78e).

Le défenseur Fikayo Tomori a mis un troisième but qui peut avoir son importance puisque en Italie les équipes, en cas d'égalité de points en fin de saison, sont départagées par la différence particulière. Or, avec ce 3-0, Milan fait mieux que le 3-1 de la Juve à l'aller à San Siro.

Milan s'est même offert le luxe de rater un penalty en seconde période.

Avec ses nombreux duels engagés et son intensité, ce choc a bien eu l'allure d'une rencontre de Ligue des champions comme les deux équipes espèrent en revivre la saison prochaine.

- Maladresse turinoise -

Mais la Juventus s'est illustrée par un manque d'idées dans les vingt derniers mètres et une rare maladresse, incapable d'attraper le cadre. Et quand le gardien milanais Gianluigi Donnarumma manquait sa sortie aérienne sur corner, son capitaine chez les Azzurri et adversaire du soir Giorgio Chiellini mettait de peu sa tête à côté (30e).

Milan est peu à peu monté en puissance, à l'image de deux déboulés de Theo Hernandez qui ont mis le feu dans la défense turinoise (37e, 44e).

Brahim Diaz, qui avait trouvé les gants de Wojciech Szczesny sur le premier tir dangereux du match (20e), a justifié sa titularisation surprise dans l'entrejeu en trouvant la lucarne en profitant d'une sortie moyenne du gardien bianconero (45+1e). La VAR ne trouvait rien à redire malgré un main réclamée par la Juventus.

Szczesny se rattrapait en détournant le penalty de Frank Kessié (58e) accordé pour une main de Chiellini. Mais il ne pouvait rien ensuite sur le bijou de Rebic ni sur la tête de Tomori.

La Juventus tentera bien de réduire le score en fin de match mais Paolo Dybala frappait de nouveau à côté, à l'image de la soirée noire des Turinois (90+2e) incapables de trouver le cadre de Gianluigi Donnarumma, celui que certains voient quitter Milan pour la Juve.

Milan a frappé a grand coup mais la bataille est loin d'être terminée, à trois journées de la fin, pour l'attribution des trois autres billets pour la C1, avec le champion l'Inter Milan.

- Chaleur dans le bas -

Milan (3e) rejoint à la deuxième place l'Atalanta (2e), deux équipes qui s'expliqueront en face à face lors de l'ultime round. Naples (4e) pointe à deux longueurs de ce duo et la Juve désormais à trois avec encore l'Inter à rencontrer (37e journée).

La dynamique parle ces temps-ci pour les Bergamasques, facilement vainqueurs chez le relégué (19e) Parme (5-2), et pour les Napolitains, eux aussi faciles samedi contre La Spezia (4-1).

"Il manque deux semaines, il peut se passer encore beaucoup de choses", a toutefois relativisé l'entraîneur Gian Piero Gasperini.

La chaleur est aussi intense dans le bas du classement pour éviter d'accompagner Parme et Crotone en Serie B. Torino a pris un point important à Vérone (1-1) et Cagliari est sorti vainqueur du duel bouillant pour le maintien contre Benevento.

Les Sardes sont allés gagner 3-1 en Campanie et prennent la 16e place avec quatre points d'avance sur leur adversaire du jour qui reste 18e et premier relégable.

Chez les dirigeants du Benevento, le penalty accordé dans les dernières minutes, puis refusé après intervention de la VAR, qui aurait permis de revenir à 2-2, est particulièrement mal passé: très remonté devant les caméras, le président Oreste Vigorito a fustigé une décision visant selon lui à "tuer les équipes du sud".