Tournoi de Rome: Serena Williams rate le mille

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Rome (AFP)

Un petit tour et puis s'en vont: c'est déjà fini à Rome pour Serena Williams sortie mercredi pour son retour sur le circuit, lors de son 1000e match en simple, mais aussi pour les N.2 mondiaux Naomi Osaka et Daniil Medveded.

A moins de trois semaines de Roland-Garros (30 mai-13 juin), la N.1 mondiale Ashleigh Barty n'a elle pas raté son entrée, lors d'une journée dont l'affiche est attendue en soirée entre Rafael Nadal (tête de série N.2), recordman des victoires à Rome (9) et l'étoile montante italienne Jannik Sinner, 19 ans (18e mondial).

Après près de trois mois sans compétition, depuis sa demi-finale perdue à l'Open d'Australie, Williams rappelait lundi que sa "fraîcheur" était un avantage autant qu'une difficulté au moment de reprendre pied sur l'exigeante terre battue.

Elle n'avait pas tort: toujours très puissante mais en difficulté dans les déplacements, un peu lente, la star de 39 ans a chuté d'entrée, au 2e tour, dominée par l'Argentine Nadia Podoroska (44e) 7-6 (8/6), 7-5.

Surprenante demi-finaliste à Roland-Garros l'an dernier, Podoroska a affiché un joli sang-froid dans le tie-break de la première manche, où Serena Williams a d'abord sauvé trois balles de set, puis dans le second set, quand l'Américaine semblait remise en selle après être revenue à 5-5 après avoir été menée 5-2.

- "Un peu frustrant" -

"Elle a un bon jeu, elle est consistante", a reconnu Serena Williams au sujet de l'Argentine, qui retrouvera en huitièmes la Croate Petra Martic (25e mondiale).

"C'est dur le premier match sur terre battue. (...) Je me suis entraînée pendant des mois mais c'est clairement différent. C'était bien pour moi de jouer une telle joueuse sur terre battue, mais un peu frustrant", a souligné celle qui n'a pas renoncé à l'ambition d'égaler le record de 24 grands chelems de Margaret Court.

Le retour des sensations n'est qu'une "question de temps", a-t-elle relativisé, sans pour autant masquer sa déception. Elle n'imaginait sans doute pas comme ça le 1000e match de sa carrière en simple, disputé devant des gradins vides pour cause de pandémie de coronavirus (le public sera admis à partir de jeudi seulement, dans une jauge de 25%), dans une ville qu'elle adore.

Podoroska a elle savouré "une victoire particulière", contre "une grande sportive, qui a fait tant de choses pour notre sport".

Naomi Osaka, qui était la dernière adversaire de Williams en Australie, n'aura pas droit non plus aux applaudissements: encore en quête de repères sur terre battue, la Japonaise a été dominée par l'Américaine Jessica Pegula (31e mondiale) 7-6, 6-2.

- Karatsev en grande forme -

La quadruple lauréate en Grand Chelem a craqué dans le jeu décisif du premier set (7-2) et n'a pas su revenir face à une Américaine en confiance et davantage dans le rythme.

Pegula réalise à 27 ans une très belle saison, en ayant obtenu en Australie le meilleur résultat de sa carrière en Grand Chelem, avec un quart de finale. Elle retrouvera en huitièmes la Russe Ekaterina Alexandrova (33e mondiale).

Chez les hommes, le Russe Daniil Medvedev, qui vient de reprendre la deuxième place au classement ATP à Rafael Nadal, a mordu la poussière face à son compatriote Aslan Karatsev (27e) 6-2, 6-4.

Karatsev, en grande forme, s'est offert en moins d'un mois le N.1 mondial Novak Djokovic (à Belgrade) et le N.2, même s'il est vrai que Medveded est loin d'être un "terrien": il avait perdu dès son deuxième match la semaine dernière à Madrid, pour son retour sur le circuit après avoir été testé positif au Covid-19 mi-avril avant son entrée en lice au Masters 1000 de Monte-Carlo.

L'Autrichien Dominic Thiem, tête de série N.4, a lui souffert mais s'en est sorti en trois sets et plus de 2h30 de jeu face au Hongrois Marton Fucsovics (44e mondial) 3-6, 7-6, 6-0.