Coupe de France: Ben Yedder-Volland, duo chic et choc de Monaco

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Monaco (AFP)

"Ils ont porté l'équipe tout au long de la saison": au-delà de leur nombreux buts, Wissam Ben Yedder et Kevin Volland sont des piliers sur qui peut compter leur entraîneur Niko Kovac, mercredi (21h15), en finale de la Coupe de France contre le Paris SG.

Le duo Ben Yedder-Volland pèse 40 buts toutes compétitions confondues avec Monaco: 22 pour le Français et 18 pour l'Allemand. "Wissam et Kevin montrent depuis longtemps qu'ils sont des hommes forts", résume l'entraîneur croate.

Les deux hommes se sont rapidement entendus sur le plan offensif. Désormais, l'entraîneur apprécie leur capacité à déclencher le pressing. Si Volland a accepté de façon naturelle, Ben Yedder a forcé sa nature pour y parvenir.

Même s'il l'a parfois placé sur le banc lorsque Stevan Jovetic flambait, Kovac a toujours soutenu Ben Yedder, son capitaine. Avec entre eux une sorte de pacte: tout faire pour que "WBY" vise l'Euro en échange d'une implication défensive accrue.

Malgré une infection au Covid-19 qui l'a longtemps diminué, l'ex-Sevillan est parvenu à étoffer son jeu, tout en battant son record de buts. De quoi convaincre le sélectionneur Didier Deschamps de l'emmener au Championnat d'Europe.

- Volland "prêt à combattre" -

"J'essaie de donner le maximum pour l'équipe, de m'améliorer, précise l'international. Je n'ai pas de limite. 20 buts, c'est une grosse fierté. Mais je vais encore marquer plus, rester dans ma bulle pour être performant. C'est mon job."

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Mardi, veille de finale, il en sortira pour écouter Deschamps annoncer les joueurs retenus pour l'Euro. "Je veux être dans la liste (pour l'Euro), je vais suivre l'annonce, dit-il. Il y a toujours une crainte, de l'appréhension. Mais on ne contrôle pas certaines choses."

Son acolyte allemand se fait moins d'illusions. International à dix reprises, il n'a plus de nouvelle de Joachim Löw depuis longtemps. "Je n'y pense pas, assure Volland. Malgré une très belle saison avec Monaco, ça fait quatre ans que je n'ai pas été appelé. Ce sera compliqué, je pense."

Il mise donc tout sur les plaisirs immédiats de cette fin de saison monégasque. "J'aime ce club, lance-t-il. Signer ici est une des meilleures décisions de ma carrière. Je suis heureux quand je rentre chez moi."

Moins pétillant ces dernières semaines, il avouait, fin avril, être "très fatigué". "J'ai eu besoin de deux-trois jours pour récupérer après Angers, précise-t-il. Mais j'ai l'habitude d'enchaîner et suis prêt à combattre."

Depuis, Kovac l'épargne dès qu'il peut. En demi-finale, une fois la différence faite contre Rumilly-Vallières, "il était clair que lui et Wissam n'allaient pas jouer tout le match". Contre Rennes, où "Wissan et Kevin ont beaucoup travaillé défensivement, je les ai sortis. Dix minutes de moins reste important avant une finale."

- Ben Yedder "ne lâchera rien"-

Car ni lui, ni "WBY" ne trichent. "Chacun sait ce que l'autre doit faire, précise Volland. On prend du plaisir à bien travailler à la récupération."

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"Il s'entraident, se soutiennent, poursuit Kovac. Ils ont fait la différence jusque là. Ils sont très importants pour marquer, donner des passes (7 décisives chacun en L1) et au niveau défensif. Conserver notre cage inviolée rend la victoire plus facile."

Le duo sait que mercredi, il faudra encore s'attacher à déstabiliser la relance parisienne. Mais c'est insuffisant. Il faudra marquer. "Jouer ces matches à enjeu est excitant, savoure Ben Yedder. J'aime ça, la pression au quotidien. "

Pour lui, Monaco "fait une grande saison". "Il faut compter sur nous, clame-t-il. On ne lâchera rien. On luttera jusqu'au bout. On ne nous voyait pas en finale, pas dans les trois premiers en L1. On est là! On aborde cette finale avec beaucoup d'envie, de force de caractère."

En écho et pour prévenir leurs adversaires, Volland, qui avait lancé les hostilités contre Lyon en quart de finale (2-0) avec un grosse faute sur Lucas Paqueta d'entrée, conclut: "La Coupe, c'est toujours très engagé, un gros combat."