Tour d'Italie: Vendrame signe en baroudeur le deuxième succès italien

Publicité

Bagno di Romagna (Italie) (AFP)

Deuxième succès italien dans le Giro: Andrea Vendrame, qui court pour l'équipe française AG2R Citroën, s'est adjugé en baroudeur la 12e étape, jeudi, à Bagno di Romagna, en conclusion d'une échappée sans danger pour le maillot rose du Colombien Egan Bernal.

La tactique a pesé sur le final de cette étape dont le gain s'est joué entre quatre coureurs, les derniers rescapés d'un groupe d'une douzaine d'éléments. L'Italien Gianluca Brambilla et le Néo-Zélandais George Bennett se sont surveillés à 3 kilomètres de l'arrivée au point de laisser leurs deux compagnons prendre les devants.

"Je n'ai rien à dire, demandez à George Bennett", a fulminé Brambilla, qui pensait être en mesure de s'imposer cinq ans après sa victoire à Arezzo. Sanctionné par le jury pour sprint irrégulier, l'Italien a été rétrogradé de la troisième à la quatrième place de l'étape.

Vendrame, présumé le plus rapide du quatuor, a contré l'Australien Chris Hamilton et l'a devancé aisément au sprint pour s'adjuger son premier bouquet sous les couleurs de l'équipe française qu'il a rejointe l'an passé.

"Brambilla va vite", a expliqué le coureur italien surnommé dans sa formation "Vendramix". "Hamilton a anticipé, il était fort et on a pu partir tous les deux".

Révélé en France par sa victoire en 2019 dans la semi-classique bretonne le Tro Bro Léon, l'Italien a rappelé être passé près de la consécration en 2019, dans l'étape de moyenne montagne du Giro arrivant à San Martino di Castrozza. "Mais j'avais été battu par (Esteban) Chaves. Aujourd'hui, c'est un rêve !"

- Fractures multiples pour De Marchi -

Vendrame, au gabarit de puncheur/sprinteur (7e du sprint à Foligno), a donné au cyclisme italien son deuxième succès depuis le contre-la-montre de Filippo Ganna le premier jour à Turin. Par la suite, les Italiens ont cumulé... huit deuxièmes places.

#photo1

Cette longue étape de 212 kilomètres qui traversait la Toscane pour entrer en Romagne a provoqué des dégâts. Non tant chronométriquement, puisque les prétendants au podium ont franchi la ligne ensemble, à une dizaine de minutes, que par les chutes.

L'Espagnol Marc Soler, 11e du classement au départ de Sienne, est tombé dans les premiers kilomètres avant d'abandonner plus tard. L'Italien Alessandro De Marchi, porteur du maillot rose pendant deux jours en première semaine, a été évacué pour sa part en ambulance. Il souffre de fractures multiples (deux vertèbres, six côtes, clavicule droite) selon les précisions fournies par son équipe.

Dans la dernière descente, que l'Italien Vincenzo Nibali a négocié en avant du groupe des favoris (7 sec d'avance sur la ligne), l'Italien Gianni Moscon, un coéquipier de Bernal, est allé à la faute.

Vendredi, les sprinteurs disposent de la dernière opportunité avant le Zoncolan et la haute montagne, dans la 13e étape. Le parcours, tout plane, relie Ravenne, où est mort voici 700 ans le poète Dante Alighieri, à Vérone, où l'arrivée est jugée près des arènes.

Pour l'Italien Elia Viviani, régulièrement battu depuis le départ, c'est l'occasion de faire honneur à sa nomination, annoncée jeudi, au poste de porte-drapeau de la délégation italienne aux JO de Tokyo.