MotoGP: Ducati puissance 4 au Grand Prix d'Italie ?

La joie du pilote australien Jack Miller, après avoir remporté, au guidon de sa Ducati, le Grand Prix d'Espagne de MotoGP, le 2 mai 2021 sur le circuit de Jerez de la Frontera
La joie du pilote australien Jack Miller, après avoir remporté, au guidon de sa Ducati, le Grand Prix d'Espagne de MotoGP, le 2 mai 2021 sur le circuit de Jerez de la Frontera PIERRE-PHILIPPE MARCOU AFP/Archives
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Paris (AFP)

Avec des résultats à faire pâlir la concurrence au Mugello comme depuis le début de la saison, Ducati aborde en favorite "son" Grand Prix moto d'Italie, où ses pilotes Jack Miller, Francesco Bagnaia et Johann Zarco prétendront à la victoire dimanche.

Les collines toscanes offrent un tracé rapide et fluide idéal pour les motos rouges, qui se distinguent par leur vitesse de pointe. Le constructeur italien y a remporté les trois dernières éditions en 2019, 2018 et 2017 (la course a été annulée l'an dernier à cause du Covid-19) et n'a plus quitté le podium depuis 2015.

Cette année, qui plus est, la marque de Borgo Panigale s'illustre partout: elle a placé au moins une de ses quatre motos phares, plus souvent deux, dans le Top 3 des cinq courses disputées et reste sur deux doublés en Espagne et en France.

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Pour ce qui est des candidats aux honneurs, Ducati a l'embarras du choix.

Le pilote officiel Jack Miller est sorti vainqueur à Jerez et au Mans et l'Australien peut avoir l'esprit tranquille après avoir étendu son contrat à 2022.

Son équipier Francesco Bagnaia est deuxième du championnat à une longueur du leader français Fabio Quartararo (Yamaha) mais l'Italien court encore après son premier succès en MotoGP.

Comme d'ailleurs le Français Johann Zarco, pour l'écurie satellite Pramac, trois fois deuxième cette saison et troisième du classement des pilotes à douze longueurs du premier.

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Du côté de Pramac, il faut par contre encore se passer de l'Espagnol Jorge Martin, blessé au Portugal mi-avril et remplacé par le pilote d'essais de Ducati, l'Italien Michele Pirro.

- "Faire quelque chose de bien" -

La messe est-elle dite et la victoire est-elle promise à Ducati? Quartararo ne l'entend pas ainsi. "C'est un circuit que j'aime beaucoup et on peut faire quelque chose de bien", veut croire le Français, interrogé par l'AFP, en dépit du déficit de vitesse des Yamaha sur l'interminable ligne droite des stands, longue de plus d'un kilomètre.

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Handicapé en Espagne par une douleur à l'avant-bras droit causée par un syndrome des loges, "El Diablo" a mis ce souci derrière lui grâce à une opération début mai et l'a démontré avec une troisième position chez lui, en France.

Du côté des Yamaha, satellites cette fois, on regardera également vers le héros national Valentino Rossi (SRT), qui à 42 ans dispute peut-être la saison de trop, avec pour meilleur résultat une onzième place en France et une triste dix-neuvième position seulement chez les pilotes.

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Chez Honda, il y a aussi le sextuple champion du monde de MotoGP Marc Marquez, qui reprend ses marques après une saison d'absence sur blessure. Certes, il est tombé sous la pluie au Mans mais l'Espagnol retrouve peu à peu sa grandeur.

En Moto2, focus sur les équipiers de l'écurie KTM Ajo, Remy Gardner et Raul Fernandez, séparés par un point au classement des pilotes à l'avantage du premier. Le vétéran australien doit toutefois encore gagner en 2021, alors que débutant espagnol l'a déjà fait par deux fois.

En Moto3, on attend la prochaine prouesse du "rookie" espagnol Pedro Acosta, 17 ans depuis mardi et confortable leader du championnat avec 54 points d'avance !