Top départ de la campagne pour briguer la tête du Comité olympique français (CNOSF)

Brigitte Henriques, vice-présidente de la Fédération française de football (FFF), à Paris, le 19 novembre 2015
Brigitte Henriques, vice-présidente de la Fédération française de football (FFF), à Paris, le 19 novembre 2015 LIONEL BONAVENTURE AFP/Archives
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Paris (AFP)

Dans un mois, le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) aura peut-être une femme à sa tête, une révolution dans le sport français. En attendant, ils sont deux hommes et deux femmes à briguer sa présidence, à trois ans des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024.

Jeudi soir, au siège du CNOSF, les quatre candidats, ont présenté leur programme aux représentants des fédérations qui ont été renouvelées cette année. Ce sont celles-ci qui voteront, à proportion de leur poids, lors d'une assemblée générale le 29 juin prochain.

Sur la ligne de départ, Brigitte Henriques, vice-présidente de la Fédération française de football (FFF), qui se prévaut du soutien d'une quinzaine de fédérations. "Est-ce que le mouvement sportif est reconnu à sa juste valeur? Non", a-t-elle lancé, avant de détailler quelques-unes de ses propositions comme des "état généraux des clubs".

Elle a été adoubée par le président sortant Denis Masseglia, qui finit son troisième mandat. Donnée favorite, cette ancienne footballeuse a estimé auprès de la presse que cela "se joue jusqu'à la dernière minute, on peut toujours se prendre un but à la 95e".

Autre candidat de poids, l'ancien judoka et champion olympique Thierry Rey, qui a récemment reçu le soutien de la Fédération française de tennis (FTT) et de la fédération de natation. Il veut "revaloriser" l'action du comité notamment auprès de l'exécutif, lui qui a été conseiller sport et jeunesse de François Hollande (2012-14).

Par ailleurs, il revendique la présidence de l'Agence nationale du sport (ANS) actuellement occupée par Michel Cadot, délégué interministériel aux Jeux olympiques et paralympiques 2024, et compte faire un "audit financier" à son arrivée.

Autre femme candidate, Emmanuelle Bonnet-Oulaldj, co-présidente de la fédération sportive et gymnique du travail (FSGT), fédération multisports.

Elle revendique, sous la bannière "nouslesport2021", une "vision politique, pas au sens partisan du terme" car "le sport c'est la vie de la cité, du citoyen". "Le sport n'est plus pris à sa juste valeur depuis des décennies", a-t-elle ajoutée, affirmant qu'elle exigereait "un budget à 1% du bugdet de la Nation".

L'ancien champion du monde de ski nautique, Patrice Martin, aussi candidat, a lui plaidé pour que le CNOSF "se transforme et s'ouvre". "Je veux sauver le CNOSF", a-t-il expliqué à la presse à l'issue de sa présentation. Prochaine étape: un grand oral mi-juin, quinze jours avant l'élection.