Roland-Garros: pour Swiatek, "tout a changé" depuis son titre l'an dernier

La Polonaise Iga Swiatek lors du tournoi de Rome, le 16 mai 2021
La Polonaise Iga Swiatek lors du tournoi de Rome, le 16 mai 2021 Filippo MONTEFORTE AFP/Archives
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Paris (AFP)

Vainqueur surprise l'an dernier, Iga Swiatek (9e mondiale) aborde Roland-Garros dans le tout nouveau costume d'une favorite: "tout a changé", confirme-t-elle vendredi, à deux jours de début du tournoi.

La Polonaise, qui fêtera ses 20 ans lundi, assure par ailleurs que la nouvelle exposition médiatique à laquelle elle est soumise "fait partie du travail", alors que la N.2 mondiale Naomi Osaka a jeté un pavé dans la marre en annonçant mercredi qu'elle n'irait pas en conférence de presse pour préserver sa santé mentale.

QUESTION: Quelle est la meilleure chose qui vous soit arrivée depuis votre victoire à Roland-Garros en 2020 ?

REPONSE: "Ca a été difficile après cette victoire, parce que tout le monde a commencé à me considérer différemment. Tout a changé, il a fallu que je retrouve un nouvel équilibre. Il a fallu aussi réapprendre à savourer les victoires après cette grande victoire-là. Il a fallu également que je retrouve la même forme physique. Et remporter deux titres (Adelaïde et Rome) a été fantastique parce que je ne savais pas si j'allais être régulière tout au long de ma carrière. Ca a donc montré que j'étais capable de jouer un très bon tennis, mais également de réitérer ces succès."

Q: Dominic Thiem a dit qu'après avoir remporté l'US Open, il avait atteint l'objectif d'une vie. Quel est votre ressenti après avoir remporté Roland-Garros aussi jeune ?

R: "Dominic est sur le circuit depuis plus longtemps. C'était ma deuxième année sur le circuit. Et puis lui, il avait atteint auparavant des demi-finales de Grand Chelem alors que moi personne ne s'y attendait. Pour moi, la partie la plus dure c'est surtout d'avoir à apprendre toute cette partie professionnelle du sport, de m'acquitter des obligations, des responsabilités qui m'incombent à présent. C'est la raison pour laquelle les premières semaines ont été très difficiles pour moi. Et puis, c'est devenu plus simple parce que j'ai appris. Au début de la saison, j'avais le sentiment d'être un petit peu submergée et puis après l'Open d'Australie, j'ai trouvé mes repères et tout allait mieux."

Q: Vous êtes désormais plus sollicitée, notamment par la presse. Est-ce difficile, pour vous, à gérer mentalement, comme ça semble l'être pour Naomi Osaka ?

R: "Non. J'ai le sentiment que cela fait partie du travail et le fait d'aller à une conférence de presse après une victoire ou une défaite, notamment après une défaite, ce n'est certes pas la chose la plus agréable mais il faut trouver un équilibre, prendre du recul. Tant que je n'ai pas beaucoup d'obligations, cela me va. Mais je ne veux pas non plus m'éloigner du public. On est forcément sous le feu des projecteurs, tout le monde nous regarde mais avec le bon soutien, avec le recul qui convient et un bon équilibre, on sait que cela fait partie du travail. Les médias, c'est important aussi parce que vous relayez notre image. Vous nous donnez une plate-forme et tout le monde n'est pas un athlète professionnel, tout le monde ne sait pas ce qui se passe sur le court et c'est bien d'en parler. Il y a deux manières de procéder: soit par les conférences de presse, soit par les réseaux sociaux et c'est bien de tirer profit de ces deux plates-formes."