Volley: sur le chemin vers Tokyo, halte de cinq semaines à Rimini pour les Bleus

La joie du Français Earvin Ngapeth (c) et de ses coéquipiers après leur victoire face à l'Allemagne, en finale du tournoi de qualification olympique pour les Jeux de Tokyo, le 10 janvier 2020 à Berlin
La joie du Français Earvin Ngapeth (c) et de ses coéquipiers après leur victoire face à l'Allemagne, en finale du tournoi de qualification olympique pour les Jeux de Tokyo, le 10 janvier 2020 à Berlin John MACDOUGALL AFP/Archives
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Paris (AFP)

Seize mois après leur dernier rassemblement et la qualification olympique arrachée à Berlin, les volleyeurs de l'équipe de France débutent la Ligue des nations vendredi, dans une bulle sanitaire à Rimini (Italie) pendant cinq semaines, transformée en camp d'entraînement pour les Jeux.

On les avait quittés sur leur nuage début janvier 2020, épuisés par un tournoi d'une énorme densité, équivalente à celle d'un Championnat d'Europe, qui ne délivrait qu'un seul billet pour les JO-2020 qu'ils avaient brillamment empoché face aux champions d'Europe serbes et aux vice-champions d'Europe slovènes.

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Mais depuis, avec la pandémie de Covid-19 et le report d'un an des Jeux olympiques de Tokyo, la bande à Earvin Ngapeth n'a plus eu l'occasion de jouer ou de s'entraîner ensemble, le staff préférant laisser les joueurs tranquilles pour l'été 2020 et leur faciliter la préparation dans leurs clubs respectifs.

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Après une saison éreintante (beaucoup ont été touchés par le Covid-19), les Bleus ont lancé tardivement leur préparation à Mulhouse à la mi-mai et débutent vendredi la Ligue des nations, successeur de l'ancienne Ligue mondiale qui avait été le point de départ en 2015 de l'aventure dorée de la génération la plus talentueuse du volley français.

Les Français sont arrivés lundi sur la côte adriatique, et découvrent pour la première fois le fonctionnement en bulle sanitaire. "On ne s'attendait pas à ce que ce soit aussi compliqué, tenir cinq semaines sans pouvoir sortir de l'hôtel, ça va être compliqué", a souligné le central des Bleus Nicolas Le Goff.

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- Cinq semaines, quinze matches -

Cette Ligue des nations sera la première étape d'un été très chargé puisqu'à la fin des cinq semaines à Rimini et une semaine de coupure, ils prendront dès le 4 juillet la direction du Japon pour les Jeux. Et seulement trois semaines après l'aventure olympique, ils partiront à la reconquête de l'Europe du 1er au 19 septembre, avec les débuts du Brésilien Bernardinho au poste de sélectionneur.

"On a modifié notre programmation. On devait commencer quinze jours plus tôt, mais comme ils ont décidé de basculer la Ligue des nations sur cinq semaines de bulle, on a donné du repos aux joueurs avant et on va utiliser cette compétition comme camp d'entraînement", explique le sélectionneur Laurent Tillie.

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Sur place, les Bleus pourront disposer de trois heures d'entraînement par jour, avec une salle de musculation disponible, alors que Rimini accueille 32 sélections (16 masculines et 16 féminines) dans la bulle.

Ils pourront également se jauger par rapport au reste de la concurrence internationale avec quinze matches au programme en un peu moins de cinq semaines, sur un rythme régulier de trois jours de match, suivis de trois jours sans match. Avec un bonus de deux matches s'ils terminent cette phase de groupe à l'une des quatre premières places

A Rimini, ils affronteront quatre de leurs cinq adversaires au 1er tour des Jeux: le Brésil, les États-Unis, la Russie et l'Argentine, alors que la Tunisie n'est pas présente dans le nord de l'Italie.