Roland-Garros: Serena tient son rang, Medvedev prend ses quartiers

L'Américaine Serena Williams face à sa compatriote Danielle Collins au 3e tour de Roland-Garros, le 4 juin 2021
L'Américaine Serena Williams face à sa compatriote Danielle Collins au 3e tour de Roland-Garros, le 4 juin 2021 Christophe ARCHAMBAULT AFP
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Paris (AFP)

Serena Williams, toujours en quête d'un 24e sacre historique en Grand Chelem, a rallié vendredi la deuxième semaine de Roland-Garros pour la première fois depuis 2018. Daniil Medvedev s'y invite lui pour la toute première fois.

En soirée, Stefanos Tsitsipas, N.5 mondial et joueur ayant engrangé le plus de victoires depuis le début de la saison, s'attaque au redoutable serveur américain John Isner (34e).

. Serena ne s'arrête pas

L'inscription sur ses baskets vertes fluo l'affirme: "Je ne m'arrêterai jamais".

A Roland-Garros, Serena Williams n'avait en tout cas plus été à pareille fête depuis l'édition 2018. L'année suivante, elle avait été éjectée au troisième tour, l'automne dernier dès le deuxième.

Si bien que l'ex-N.1 mondiale aujourd'hui 8e, qui aura 40 ans en septembre, peut encore croire à un 24e trophée en Grand Chelem qui lui permettrait d'égaler le record absolu de titres majeurs détenu par l'Australienne Margaret Court. Même si la terre battue est la surface la moins favorable pour elle.

Vendredi, la cadette des soeurs Williams s'est sortie d'un duel 100% américain potentiellement délicat face à la frappeuse Danielle Collins (50e), malgré un imposant bandage à la cuisse droite.

En tête d'un set et d'un break (1-0), Serena n'a pu empêcher Collins de se relancer jusqu'à mener 4-1. Mais, à coups de cris rageurs, elle a aligné cinq jeux pour s'imposer 6-4, 6-4 en moins d'une heure et demie.

Ces jeux, "elle ne me les a pas donnés, j'ai dû les mériter pour reprendre la main, ce qui est très positif", estime Serena.

Sa prochaine adversaire sera la Kazakhe Elena Rybakina (22e).

. Au tour de Sabalenka

Et si les circonstances étaient favorables à la championne américaine ?

Aryna Sabalenka, N.4 mondiale et récente lauréate à Madrid, est venue vendredi grossir la liste des meilleures joueuses disparues prématurément du tableau. Il y avait d'abord eu le forfait de Simona Halep (N.3) en amont du tournoi, puis celui de Naomi Osaka (N.2) en pleine crise autour de sa non-participation aux conférences de presse, enfin l'abandon d'Ashleigh Barty (N.1) jeudi, blessée à une hanche.

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Sabalenka, elle, a été muselée 6-4, 2-6, 6-0 par la Russe Anastasia Pavlyuchenkova (32e). Se dresse désormais devant elle une autre Bélarusse, Victoria Azarenka (16e), tombeuse 6-2, 6-2 de Madison Keys (24e).

. Medvedev y prend goût

"Cette année, je me sens vraiment bien ici. Je voulais faire un grand truc, je suis en train d'y arriver", sourit Daniil Medvedev, pour la première fois en huitièmes de finale sur la terre battue parisienne.

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En quatre précédentes participations à Roland-Garros, le N.2 mondial n'avait pas remporté le moindre match.

Le voilà avec trois victoires de suite et un seul set perdu dans cette édition 2021, après sa victoire convaincante 6-4, 6-2, 6-4 au troisième tour face au géant américain Reilly Opelka (35e, 2,11 m).

"J'espère ne pas m'arrêter là", prévient le Russe, opposé au Chilien Cristian Garin (23e) pour une place en quarts.

Plus tôt et à l'abri de la pluie sous le toit du court Central, Alexander Zverev (6e) a assuré l'essentiel (6-2, 7-5, 6-2) contre le Serbe Laslo Djere (55e), même si l'Allemand a dû écarter trois balles de set dans la deuxième manche.

Il affrontera le trentenaire japonais Kei Nishikori, ex-N.4 mondial aujourd'hui 49e.

. Nouvelles têtes

Futurs adversaires en huitièmes de finale, l'Argentin Federico Delbonis (51e) et l'Espagnol Alejandro Davidovich Fokina (46e) s'invitent pour la première fois en deuxième semaine à Roland-Garros. Pour Delbonis, net vainqueur 6-4, 6-1, 6-3 de Fabio Fognini (29e), il s'agit même, à trente ans, de son tout premier huitième de finale en Grand Chelem.

Davidovich, 22 ans samedi, a gagné six jeux et quinze points de moins que son rival du jour, le Norvégien Casper Ruud (16e). Mais c'est bien lui qui s'est imposé, au bout du plus long match du tournoi jusque-là, plus de quatre heures et demie (7-6 (7/3), 2-6, 7-6 (8/6), 0-6, 7-5), ponctué de rebondissements.

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On retiendra notamment la balle de match écartée d'un lob retombant sur la ligne par Ruud et le service à la cuillère osé par l'Espagnol pour écarter une balle de break.