F1: statu quo entre Verstappen et Hamilton après un GP d'Azerbaïdjan dingue

Le Mexicain Sergio Perez (Red Bull) vainqueur du GP d'Azerbaïdjan, à Bakou, le 6 juin 2021
Le Mexicain Sergio Perez (Red Bull) vainqueur du GP d'Azerbaïdjan, à Bakou, le 6 juin 2021 MAXIM SHEMETOV POOL/AFP
Publicité

Bakou (AFP)

Abandon de Verstappen, 15e place pour Hamilton, Pérez vainqueur pour la première fois avec Red Bull, Vettel et Gasly sur le podium: le GP d'Azerbaïdjan a encore livré dimanche un scénario surréaliste mais sans incidence en tête de la F1.

. Verstappen et Hamilton bredouilles

En arrivant à Bakou, au sortir d'un GP de Monaco triomphant pour Max Verstappen et compliqué pour Mercedes (Lewis Hamilton 7e, abandon pour Valtteri Bottas), l'écart en tête du classement des pilotes entre le Néerlandais de Red Bull et le septuple champion du monde britannique était de 4 unités. Rien n'a changé en quittant la capitale azerbaïdjanaise, aucun des deux n'ayant inscrit de points (le premier a abandonné après un crash, alors qu'il menait à cinq tours de la fin, le second est 15e à cause d'une erreur de pilotage dans l'avant-dernière boucle, alors qu'il tentait de prendre la première place). Pas de quoi, toutefois, menacer les deux favoris pour le titre: leur premier poursuivant, le vainqueur mexicain Sergio Pérez, est pointé à 36 longueurs de Verstappen et 32 d'Hamilton.

#photo1

. Première pour Pérez et Red Bull

Arrivé chez Red Bull cet hiver, Pérez a bénéficié d'un concours de circonstances pour s'imposer, il le reconnaît sans mal ("Je suis désolé pour Max, c'est lui qui aurait dû gagner"). Ce deuxième succès en F1 (après le GP de Sakhir, à Bahreïn, l'an dernier avec Racing Point) n'en est pas moins bienvenu. Il montre qu'après six courses dans sa nouvelle écurie, le Mexicain "progresse". "Ma confiance grandit", comme la compréhension avec l'équipe", dit-il. "Je ne vois pas de raison de ne pas être capable de reproduire cette performance sur d'autres pistes." Dans une structure dédiée à Verstappen et prompte à se débarrasser de ses deuxièmes pilotes s'ils ne donnent pas satisfaction, avoir gagné quand le leader était au tapis pourrait aussi faire office d'assurance-vie.

#photo2

. Éclaircie pour Vettel et Aston Martin

Passé de Ferrari à Aston Martin à l'intersaison après une dernière année en rouge pour le moins frustrante (un seul podium en Turquie derrière Hamilton et... Pérez), Sebastian Vettel a "mis plus longtemps (qu'il l'aurait voulu) pour s'adapter". A Monaco il y a quinze jours, il avait déjà montré des signes d'amélioration en entrant pour la première fois dans le Top 10 (5e). Cette fois, une stratégie décalée, avec un changement tardif de pneus, lui a permis de remonter de la 11e place sur la grille à la deuxième place finale, un podium "inattendu". "J'ai toujours pensé que les choses allaient finir par se mettre en place à un moment", assure le quadruple champion du monde 2010-2013, mais pas forcément ainsi. Il est donc "sur un petit nuage" après ses "débuts difficiles".

#photo3

. Gasly continue son petit bonhomme de chemin

L'histoire de Pierre Gasly (3e) est désormais connue: après des débuts chez Toro Rosso (devenue AlphaTauri) courant 2017, il est promu chez Red Bull en 2019... et rétrogradé la même saison faute de résultats. De retour dans l'écurie italienne, il s'épanouit à nouveau, signe un premier podium (2e) au Brésil cette année-là et gagne en Italie (la première victoire française en F1 depuis 1996) la suivante. Le podium de Bakou est son troisième et il est "incroyable" car inattendu pour une équipe dont l'objectif est le Top 10, pas le Top 3. "Incroyable" aussi car le Français a dû se battre bec et ongles à la fin pour se défendre face au Monégasque Charles Leclerc (Ferrari), 4e, et au Britannique Lando Norris (McLaren), 5e, mieux armés que lui.

#photo4

. Les pneus mis en cause

Tour 30, le Canadien Lance Stroll perd le contrôle de son Aston Martin et vient percuter à grande vitesse les barrières de sécurité. Tour 46, la même chose arrive à Verstappen. Les deux pilotes en sortent indemnes mais la raison de leurs crashs interroge. Tout semble indiquer qu'un de leurs pneus a fait défaillance. Il n'en fallait pas plus pour relancer la polémique récurrente sur la qualité --et la sécurité-- des pneus Pirelli. L'état-major de Red Bull s'en est inquiété auprès de la direction de course pendant le GP et plusieurs pilotes ont exprimé le même sentiment près la course.

#photo5

La saison se poursuit avec le GP de France, sur le circuit Paul Ricard du Castellet (Var/Sud), du 18 au 20 juin.