Top 14: Clermont a "un statut à retrouver et à assumer", prévient Penaud

Paris (AFP) –

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Un nouvel entraîneur, "des méthodes de travail différentes", mais un effectif "stable": Clermont tourne la page du mandat de Franck Azéma et d'une saison mitigée avec l'ambition de "retrouver son statut", explique l'un de ses joueurs cadres, Damian Penaud.

A bientôt 25 ans (le 25 septembre), l'ailier du XV de France fait presque figure d'ancien dans l'équipe auvergnate, peu modifiée à l'intersaison. "Il n'y a pas beaucoup d'arrivées et pas beaucoup de départs. C'est une bonne chose. On mettra peut-être moins de temps à retrouver des automatismes", explique l'intéressé avant le duel à Lyon lors de la première journée de Top 14 dimanche (17h45).

Penaud n'y participera pas. Mobilisé en juillet avec les Bleus, pour leur tournée en Australie, il a eu droit à des vacances décalées et ne pourra rejouer qu'à partir de la 2e journée, le 11 septembre, face à Castres.

Mais s'il n'a repris l'entraînement que la semaine passée, l'ailier au gabarit imposant (1,92 m, 94 kg) a déjà une idée de la manière de fonctionner du nouvel entraîneur, le Néo-Zélandais Jono Gibbes.

"Ce n'est pas une révolution", estime Penaud, dans la mesure où l'ex-coach de La Rochelle avait déjà officié en Auvergne, en tant que responsable des avants, de 2014 à 2017.

"Mais forcément, des choses ont changé", souligne l'ailier international (23 sélections), qui attaque sa septième saison avec l'ASM. "Jono est venu avec Johnny (Claxton, néo-zélandais), préparateur physique. Le format des journées est différent, les méthodes de travail sont différentes", poursuit Penaud.

Outre Claxton, présent avec lui à La Rochelle, Gibbes a emmené dans ses bagages Davit Zirakashvili. L'ex-pilier international géorgien, après s'être occupé de la mêlée des Maritimes, apportera son expertise à Clermont où il a évolué de 2004 à 2020, avant de ranger les crampons.

"C'est une nouvelle ère. A nous de faire le maximum, de travailler, pour être capable d'aller le plus loin possible", affirme Penaud, sacré champion de France en 2017 aux côtés de Gibbes et Zirakashvili.

- "Perturbé" par le départ d'Azéma -

Depuis son deuxième Bouclier de Brennus (après 2010), l'ASM a vécu des saisons mitigées. En 2019, elle avait cédé en finale devant le Stade toulousain, après s'être offert le Challenge européen, la "petite" coupe continentale. En 2021, Penaud et ses partenaires ont rendu les armes lors des barrages devant Bordeaux-Bègles après avoir arraché in extremis leur billet pour la phase finale.

Damian Penaud (centre) félicité pour son essai par ses coéquipiers lors du match de barrage du Top 14 entre Clermont et et l'Union Bordeaux Begles le 12 juin 2021 au stade Chaban-Delmas à Bordeaux
Damian Penaud (centre) félicité pour son essai par ses coéquipiers lors du match de barrage du Top 14 entre Clermont et et l'Union Bordeaux Begles le 12 juin 2021 au stade Chaban-Delmas à Bordeaux thibaud moritz MORITZ/AFP/Archives

Mais l'équipe auvergnate a aussi vu un chapitre de son histoire prendre fin, avec le départ de Franck Azéma, membre de l'encadrement pendant onze ans, d'abord comme coach des lignes arrières (2010-2014) puis entraîneur principal (2014-2021). Le technicien avait annoncé son départ en cours de saison.

"Personnellement, sur la fin, ça m'a perturbé. Franck, quand j'ai commencé à jouer (2015-2016), c'est lui qui m'a fait confiance, qui m'a amené à ce niveau-là", explique Penaud.

"C'était sa décision, il faut la respecter. Son départ a été compliqué pour tout le monde, mais on est passé à autre chose. Cela va être à nous de mettre tous les outils pour que Clermont retrouve un peu son ADN. On a un statut à retrouver et à assumer", poursuit le natif de Brive.

- Concurrence du foot -

Un statut à retrouver pour que le public, sevré par la pandémie de Covid-19, revienne en masse au stade Marcel-Michelin. Car la concurrence s'annonce plus rude désormais avec, fait inédit, une équipe de football clermontoise dans l'élite. Penaud trouve ça "génial pour la ville".

L'ailier français Damian Penaud (gauche), lors du troisième test-match entre l'Australie et les Bleus à Melbourne le 13 juillet 2021
L'ailier français Damian Penaud (gauche), lors du troisième test-match entre l'Australie et les Bleus à Melbourne le 13 juillet 2021 William WEST AFP/Archives

"La Ligue 2 je ne regardais pas trop, mais maintenant je suis. J'irai plusieurs fois au stade (Gabriel-Montpied) cette saison", dit-il.

Ira-t-il voir Lionel Messi et le PSG à l'oeuvre en Auvergne en avril (31e journée)? "A mon avis, il n'y aura pas de place, mais on va essayer d'en gratter. Ce serait bien."