Hand: Brest et Metz de retour pour une nouvelle lutte au sommet

Paris (AFP) –

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Le titre olympique inédit des Bleues à Tokyo est déjà de l'histoire ancienne, place à la Ligue féminine de handball où Brest, champion en titre, et Metz se présentent une fois encore en favoris à l'heure de la reprise mercredi.

Cela fait maintenant six ans que les deux places fortes se partagent les deux principaux titres domestiques. Depuis le sacre de Fleury-les-Aubrais en 2015, ni le championnat, ni la Coupe de France, n'ont échappé au tandem.

La saison passée a été marquée du sceau des "Rebelles", le surnom des Brestoises. Avec son noyau de championnes olympiques (Darleux, Foppa, Coatanea, Lassource, Niakaté), l'équipe du Finistère a réalisé le doublé, non sans s'être hissée en parallèle jusqu'en finale de la Ligue des champions. Une première pour un club français!

A chaque fois, la capitaine Lassource et ses partenaires ont barré la route de leurs rivales messines, que ce soit en C1 (quarts de finale), en coupe (demies) ou en championnat au terme d'une finale renversante.

Battues de sept longueurs en Moselle (31-24), les Brestoises s'étaient imposées sur un même écart au retour (29-22) dans leur Arena pour s'emparer du titre grâce à plus grand nombre de buts inscrits à l'extérieur. Une véritable prouesse dans une saison chamboulée par la pandémie de Covid-19.

"Je ne sais toujours pas encore comment les filles ont fait! Il a fallu attendre la dernière minute pour gagner. Il n'y a que le sport pour procurer des émotions comme ça", a savouré le président brestois Gérard Le Saint, lors de la conférence de presse de rentrée, en se remémorant cet épilogue fou.

Le club breton ambitionne-t-il de faire aussi bien cette saison? "On a des titres à conserver, en particulier celui de champion de France. On sait bien que cela va être très dur", pointe Lassource.

Et "c'est un nouveau cycle qui s'ouvre", ajoute celle qui est aussi capitaine des Bleues. Nouveau cycle car le "BBH" (Brest Bretagne Handball) a un nouveau coach, Pablo Morel ayant succédé à Laurent Bezeau, et deux joueuses majeures sont parties, la meneuse de jeu suédoise Isabelle Gullden et l'artilleuse slovène Ana Gros.

- Paris 92 en sérieux outsider -

Le défi s'annonce d'autant plus relevé que les Messines, sevrées de trophée en 2021, ont des envies de reconquête. "On a envie de gagner le titre mais on n'imagine pas ça comme une revanche. La pression est forte, mais elle est au moins aussi conséquente que celle qu'on pouvait avoir quand on était dans le cas de Brest avec l'ambition de juste conserver ce titre", relativise Emmanuel Mayonnade, l'entraîneur des "Dragonnes".

Si Metz a attiré une championne olympique, l'ailière gauche Chloé Valentini (ex-Besançon), il a aussi dû faire avec les départs de plusieurs internationales (Houette, Broch, Eckerle...) et n'a pas bouclé son recrutement.

Paris 92 a lui bien réussi le sien (arrivées de Lara Gonzalez, Gnonsiane Niombla, Marie-Hélène Sajka notamment) et a des allures de sérieux outsider. Les Neptunes de Nantes, finalistes de la Coupe de France et vainqueurs de la Ligue européenne, le second échelon continental, voudront, elles, continuer de progresser.

"Cela fait beaucoup trop longtemps qu'on a un duo. Ce serait bien pour le championnat que quatre ou cinq équipes puissent être candidates au titre", estime Olivier Krumbholz. Le sélectionneur des Bleues suivra cela de très près dans la perspective du Mondial en Espagne en décembre.

Le programme de la 1re journée (mercredi):

(20h00) Bourg-de-Péage - Brest

Paris 92 - Chambray-lès-Tours

Mérignac - Dijon

Toulon - Nice

Metz - Besançon

(20h30) Celles-sur-Belle - Fleury-les-Aubrais

Plan-de-Cuques - Nantes